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La NASA adopte des logiciels libres pour son prochain robot lunaire

Simulation d'un robot sur la Lune dans l'espace.

Le robot VIPER scrutera la surface de la Lune à la recherche de glace et d’eau en 2023.

Photo : NASA Ames/Daniel Rutter

Radio-Canada

La mission lunaire de la NASA, prévue en 2023, pourrait marquer un nouveau tournant pour l’industrie spatiale : le robot VIPER, qui scrutera la surface de la Lune à la recherche de glace et d’eau, fonctionnera en grande partie avec un logiciel libre.

La demande pour un accès accru à l’espace incite l’industrie spatiale à trouver des technologies moins coûteuses et plus accessibles, selon le magazine MIT Technology Review.

Travailler avec des logiciels libres est l’une des pistes qui répondent à ces besoins, et la NASA l’a bien compris : une grande partie du logiciel du robot VIPER est à code ouvert, ce qui signifie qu’il peut être utilisé, modifié et distribué par n’importe qui et dans n’importe quel but.

On parle notamment de codes permettant d’exécuter des fonctions de base telles la télémétrie et la gestion de la mémoire avec le logiciel Core Flight System (cFS), par exemple, offert gratuitement par la NASA sur la plateforme GitHub, qui regroupe une foule de codes ouverts.

Les scientifiques pourront donc tirer avantage des commentaires d’une plus grande communauté de spécialistes pour améliorer la performance et la sécurité de leur logiciel.

Il s'agit d'une bonne nouvelle également pour les entreprises et jeunes pousses, de plus en plus nombreuses à vouloir lancer leurs satellites ou leurs sondes dans l’espace. Elles pourraient profiter notamment d’une base logicielle solide tout en éliminant les frais astronomiques associés à un codage spécialisé.

Un effet domino

Ce n’est pas la première fois que la NASA opte pour un logiciel libre. Le Robot Operating System (ROS), par exemple, est un logiciel libre mis à jour régulièrement par l’organisme Open Robotics. Le code a été utilisé pour les robots autonomes Astrobee et le robot humanoïde Robonaut 2, qui a participé aux recherches sur la Station spatiale internationale.

L’Agence spatiale américaine n’est pas la seule à se tourner vers les logiciels libres. Selon le MIT Technology Review, Blue Origin, détenue par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a signé un partenariat avec la NASA pour coder l’intelligence et l’autonomie robotique à partir d’un code ouvert, sans donner davantage de détails.

La Libre Space Foundation, située en Grèce, fournit des logiciels libres pour les petits satellites, des engins qui auront la cote lorsque les vols spatiaux seront plus abordables.

Une fois qu'une grande organisation comme la NASA déclare publiquement "nous dépendons de ce logiciel", d'autres organisations seront prêtes à tenter leur chance, à se lancer et à faire le travail nécessaire pour que cela fonctionne pour elles aussi, a indiqué au MIT Technology Review Brian Gerkey, PDG d’Open Robotics.

Toutefois, la NASA prévient que l’utilisation de logiciels libres ne fonctionne pas pour toutes les missions, notamment en raison des technologies parfois trop spécialisées ou avancées pour s’appuyer sur des codes ouverts.

Avec les informations de MIT Technology Review

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