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Le peintre Henry Wanton Jones s’est éteint à 95 ans

L'artiste assis devant son chevalet regarde une peinture.

Henry Wanton Jones observe un autoportrait sur lequel il travaille dans son atelier.

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

L’artiste québécois Henry Wanton Jones est mort à 95 ans dans sa maison de Morin-Heights, dans les Laurentides, le 19 mars dernier, selon ce qu'on a appris mardi. 

Né en 1925 à Waterloo, dans les Cantons-de-l'Est, Henry Wanton Jones a consacré plus de 70 ans de sa vie à l’art.

Enseignant en sculpture, mais aussi en dessin et en graphisme à l’Université du Québec à Montréal, à l'Université McGill et à l'Université Concordia, entre autres, il a pratiqué la peinture et la sculpture, mais il a aussi fait des collages, de la céramique et de la joaillerie. 

En 1950, il a fait partie des artistes de l'exposition du Salon des Rebelles, créé par Jean-Paul Mousseau, lorsque ses œuvres ainsi que celles de Marcelle Ferron ont été refusées par le Musée des beaux-arts de Montréal pour le Salon du printemps.

À partir de la fin des années 1970, il s’est concentré presque uniquement sur la peinture, évoluant de l’art abstrait au début de sa carrière vers un style plus figuratif par la suite. 

Henry Wanton Jones a fait l’objet d’une quinzaine d'expositions solos, dont une rétrospective au Musée des beaux-arts de Sherbrooke en 2017-2018. Cette exposition était intitulée Henry Wanton Jones. Démasqué!, les masques étant omniprésents dans ses tableaux colorés de même que les représentations de corps nus. 

Il a aussi réalisé Love/L’amour, une sculpture de 6,5 tonnes qui trône toujours devant la Place du Portage, à Gatineau. 

Si les œuvres d’Henry Wanton Jones ont séduit les collectionneurs et les collectionneuses, l’artiste déplorait avoir eu trop peu de reconnaissance de la part des institutions muséales par rapport aux peintres de sa génération, comme Paul-Émile Borduas et Jean-Paul Riopelle. 

La cause de sa mort n’a pas été communiquée.

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