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Le maire de West Lincoln, ouvertement anticonfinement, est exclu d’un comité

Le portrait d'un homme

Le maire Dave Bylsma a été exclu d'un comité de gestion de la COVID-19.

Photo : offerte par la municipalité de West Lincoln

Radio-Canada

Le maire de West Lincoln, en Ontario, a été exclu du comité d'intervention contre la COVID-19 de son propre canton. Il a pris la parole lors d'une manifestation contre les mesures de confinement au cours du week-end.

Dave Bylsma a été exclu du Comité des opérations d'urgence. Il s’est adressé à la foule lors d'une manifestation à St. Catharines samedi, a déclaré la conseillère municipale Cheryl Ganann.

West Lincoln est une petite municipalité qui se trouve entre Hamilton et Niagara Falls.

Après [sa présence à] la manifestation du week-end, il n'était plus approprié qu'il soit le visage de notre travail pour assurer la sécurité, la santé et le bien-être de nos résidents pendant cette période, a déclaré Mme Ganann.

Lorsqu'il a été joint par téléphone mardi, M. Bylsma n'a pas nié avoir participé à la manifestation. Il n’a pas non plus nié avoir omis d’y porter un masque.

M. Bylsma a déclaré qu'il pensait qu'il fallait agir et protester contre l’ordre de rester à la maison. Il a pris part à la manifestation, a-t-il dit, parce qu'il voulait soulever des préoccupations concernant la santé mentale et l'impact sur les petites entreprises.

Abus de privilège

Selon le conseiller William Reilly, qui représente le quartier 3, la décision du conseil d’exclure le maire du comité ne porte pas atteinte aux droits et libertés de M. Bylsma.

Je crois fermement que si le maire souhaite être le visage du mouvement anticonfinement, alors il devrait démissionner de [son poste de] maire et poursuivre sa nouvelle aspiration, a déclaré M. Reilly dans un courriel.

Je ne crois pas qu'il soit approprié pour un membre du conseil municipal d'abuser de son privilège d’élu, car il est de notre responsabilité, en tant que représentants municipaux, de nous assurer que nous nous conformons au mandat et aux lois provinciales pour notre communauté.

La région de Niagara a connu 11 127 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. En date de jeudi, 377 personnes qui avaient le virus sont décédées.

Une manifestation extrêmement décourageante

Lynn Guerriero, présidente de l’hôpital Niagara Health, a publié lundi une déclaration exhortant les gens à suivre les mesures de santé publique.

En moins de deux semaines, a-t-elle indiqué, le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 prises en charge à l'hôpital est passé de 11 à 39. Les patients sont plus jeunes, a-t-elle précisé, et les nouveaux variants du virus entraînent une augmentation de la transmission.

La manifestation du week-end, au cours de laquelle des centaines de personnes n'ont manifestement pas respecté les mesures de santé publique, a été extrêmement décourageante pour nos équipes de soins et, sans aucun doute, pour d'autres travailleurs essentiels qui travaillent à plein régime pour servir et soigner notre communauté depuis plus d'un an maintenant, a déclaré Mme Guerriero.

Selon M. Bylsma, tout décès est tragique,les responsables doivent également tenir compte d'autres facteurs.

Lorsqu’on compare la santé mentale et sociale et la santé économique avec le nombre de décès, je pense que nous pouvons proposer un meilleur plan.

La police de Niagara était présente à la manifestation. Un porte-parole de la police a déclaré qu’une enquête est en cours en lien avec celle-ci.

M. Bylsma a déclaré mardi en entrevue téléphonique qu'il n'avait pas été contacté par la police.

Profondément troublé

Le maire de Ste. Catharines a déclaré qu'il était profondément troublé par la présence d'un collègue à la manifestation.

Le fait qu'il ait enfreint l'ordre de rester à la maison constitue un grave manquement à son poste électif et je suis convaincu que la [police] et la santé publique agiront en conséquence, a déclaré Walter Sendzik dans un communiqué.

Le vote pour exclure le maire du comité d’intervention a été de 5-2, a déclaré Mme Ganann.

Il ne peut pas être démis de ses fonctions de maire, a-t-elle dit. De toute évidence, il n'y a rien dans la loi sur les municipalités qui permet cela.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC News

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