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COVID-19 : l’Alberta offre 10 000 $ de plus aux PME

Une affiche « fermé » pend à la porte d'un commerce de la rue principale de Banff.

De nombreux commerces ont dû fermer leurs portes une bonne partie de l'année en raison des mesures de santé publique.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Le gouvernement albertain lance une troisième ronde de son programme d’aide aux petites et moyennes entreprises (PME) qui souffrent des conséquences de la pandémie de COVID-19. Bien que l’aide soit appréciée par ces entreprises, certaines jugent qu’elle est insuffisante.

Cette annonce a été promise lorsque le gouvernement de Jason Kenney a annoncé un resserrement des mesures de santé publique pour lutter contre la troisième vague de COVID-19.

Il injecte 350 millions de dollars de plus pour le programme, pour lequel les entreprises peuvent postuler jusqu'à la fin du mois de mai.

La nouvelle étape de financement permettra aux PME ayant perdu au moins 30 % de leurs revenus de réclamer 10 000 $ d’aide, en plus des 20 000 $ précédemment offerts.

Cela remplace la version précédente du programme, qui plaçait le seuil d’admissibilité à 60 % de pertes de revenus, un seuil beaucoup trop élevé, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Une aide insuffisante

La directrice albertaine de l'organisme, Annie Dormuth, accueille favorablement ce changement et cette nouvelle aide. Toutefois, elle reconnaît que 30 000 $ d’aide en un an de pandémie ne sont pas suffisants pour bien des entreprises, notamment celles des secteurs les plus touchés, comme l’hôtellerie et la restauration.

C’est une goutte d’eau face aux pertes de revenus massives, mais toute aide est la bienvenue.

Une citation de :Annie Dormuth, Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Annie Dormuth affirme que la majorité des entreprises ont accumulé beaucoup de dettes afin d’éviter de fermer leurs portes définitivement ou de déclarer faillite.

Une serveuse avec un masque sert des clients sur une terrasse du centre-ville de Calgary. Il y a 7 clients qui profitent du temps plus chaud.

Les restaurants albertains n'ont le droit de servir à manger aux tables que sur leurs terrasses pour le moment.

Photo : Radio-Canada / Louise Moquin

John Nicastro, le propriétaire du café Higher Ground, à Calgary, estime que son commerce a été fermé 4 des /12 derniers mois. Bien qu'il apprécie l'aide du gouvernement, il affirme que la population ne réalise pas que 20 000 $, c'est bien peu pour un commerce qui doit payer de nombreux employés et des milliers de dollars en loyer et en stocks.

Même avec les subventions, cela a été vraiment difficile, parce qu’il y a beaucoup de coûts, même quand on est fermés.

Une citation de :John Nicastro, propriétaire du café Higher Ground

Brian Strong possède deux centres sportifs à Calgary, qui emploient 75 personnes. Il faut être réaliste : le gouvernement ne peut pas subventionner complètement toutes les petites et moyennes entreprises. Il ne peut pas imprimer de l’argent. Ça nous toucherait plus tard, croit-il.

Brian Strong aimerait toutefois voir une meilleure coordination entre le gouvernement albertain et le gouvernement fédéral. Il affirme qu’il ne peut pas obtenir de subvention fédérale pour 25 % de son loyer, puisque le gouvernement albertain l’autorise à être ouvert seulement pour des entraînements privés, ce qu’il ne peut pas faire. Il y a une déconnexion entre nos gouvernements, déplore-t-il.

Avec les informations de Dave Gilson

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