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Matthew de Grood est prêt à la transition vers un foyer de groupe, juge la Cour d'appel

Le jeune homme a été déclaré non criminellement responsable après avoir tué cinq personnes en 2014 lors d’un épisode psychotique.

Matthew de Grood sourit alors qu'il se fait prendre en photo, le 26 mai 2013, après avoir participé à une course de 10 kilomètres au marathon de Calgary, comme l'indiquent des affiches derrière lui.

Matthew de Grood avait 22 ans lorsqu'il s'est fait arrêter après avoir tué 5 jeunes qui participaient à une fête dans une maison du quartier Brentwood à Calgary, le 15 avril 2014.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

La Cour d’appel de l’Alberta a jugé que la décision de retirer certains privilèges à Matthew de Grood, incluant celui d’entamer une transition progressive vers un foyer de groupe, était « déraisonnable ».

Matthew de Grood a poignardé à mort Zackariah Rathwell, Jordan Segura, Kaitlin Perras, Josh Hunter et Lawrence Hong lors d’une fête à Calgary en 2014. Lors de son procès, le juge a conclu qu’il était en psychose au moment des crimes et ne pouvait pas comprendre la portée de ses gestes. Il a donc été déclaré non criminellement responsable des 5 meurtres.

L’équipe qui le traite à l’Hôpital où il est détenu lui a accordé certains privilèges au fil du temps, comme la permission de sortir visiter ses parents.

Cet automne, le conseil de révision de l’Alberta, chargé d’examiner les dispositions des personnes non criminellement responsables, a refusé d’élargir ses permissions de sorties et surtout, de le laisser aller vivre dans un foyer de groupe supervisé, contrairement à ce que recommandait l’équipe médicale.

Il a même retiré à M. de Grood des privilèges qui lui avaient déjà été accordés. Ni les médecins, ni l’hôpital, ni la Couronne ne demandaient cela, souligne la Cour d’appel.

Elle conclut que cette décision n’était pas raisonnable ni basée sur des faits.

Les preuves indiquent que la schizophrénie de M. De Grood est en rémission depuis 2015 et qu’il n’a aucun comportement troublant, soulignent les trois juges.

Entre septembre 2019 et septembre 2020, le détenu est sorti dormir chez ses parents à six ou sept reprises et visiter son oncle et sa sœur à une ou deux reprises. Il est également sorti pour suivre des traitements en dehors de l’hôpital, toujours sans incident.

La plus haute cour de l'Alberta permet donc à Matthew de Grood de déménager graduellement dans un foyer de groupe supervisé 24 heures sur 24. Il commencera par y passer seulement les fins de semaine. L’équipe responsable de son traitement continuera de le suivre de très près et pourra ordonner son retour à l’hôpital à tout moment.

Il retrouvera aussi les permissions de sortie qui lui avaient été retirées.

Avec les informations de Meghan Grant

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