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1,7 G$ pour une ligne électrique sous-marine entre l'Ontario et la Pennsylvanie

Vue sur l'eau au coucher du soleil

La nouvelle ligne électrique passera sous le lac Érié qui relie l’Ontario et la Pennsylvanie.

Photo : getty images/istockphoto / rgbspace

La Banque de l’infrastructure du Canada et des partenaires du secteur privé investiront plus de 1,7 milliard de dollars pour construire une ligne de transport d’électricité reliant l’Ontario et la Pennsylvanie sous le lac Érié.

La ligne sous-marine proposée de 117 km, appelée Lake Erie Connector, permettra à la province d’exporter ses surplus d'énergie à PJM Interconnection, le plus grand marché d’électricité de l'Amérique du Nord. Le projet a reçu le feu vert d’Ottawa en 2017.

Le projet permettra à l'Ontario de mieux gérer la capacité de pointe et de répondre aux futurs besoins d'une manière plus durable.

Une citation de :Ehren Cory, président-directeur général, Banque de l'infrastructure du Canada

Le raccordement de 1000 mégawatts de courant continu à haute tension se veut un moyen pour les prometteurs du projet de réduire les frais d'électricité des Ontariens et d'améliorer la fiabilité du réseau électrique.

M. Cory souligne dans un communiqué que l’énergie produite en Ontario est propre et non polluante, puisque la province a fermé ces centrales alimentées au charbon il y a sept ans.

Une carte montrant le tracé d'une ligne électrique proposée, reliant le sud-ouest de l'Ontario et le nord-est des États-Unis.

Le tracé du Lake Erie Connector, ligne sous-marine de transport d'électricité proposée sous le lac Érié.

Photo : Lake Erie Connector/ITC

Le fait que les États-Unis se sont engagés à mettre en place un réseau électrique sans carbone d'ici 2035 donne au Canada l'occasion d'exporter de l'énergie propre, ce qui contribue à réduire les émissions, a renchéri la ministre fédérale de l’Infrastructure, Catherine McKenna, par voie de communiqué.

Selon les modalités de l’entente conclue, la Banque de l’infrastructure investira jusqu'à 655 millions de dollars ou jusqu’à 40 % des coûts du projet. ITC, une filiale de la société terre-neuvienne Fortis, et des investisseurs privés s’engagent à payer le reste de la facture, jusqu’à 1,05 milliard de dollars.

Pourparlers en cours avec les Premières Nations

La société ITC dit poursuivre ses discussions avec les communautés autochtones de la région et s'efforcer d'obtenir une participation importante.

Même si nous continuons d'évaluer le projet, nous reconnaissons qu'il peut contribuer à la résilience économique de la Première Nation des Mississaugas de Credit, affirme le président-directeur général de la Mississaugas of the Credit Business Corporation, Leonard Rickard. Nous sommes impatients de participer à la construction de l'infrastructure qui alimentera le moteur économique de l'Ontario.

De son côté, le chef de la Première Nation, Stacey Laforme, qualifie l’annonce d’encourageante.

La Première Nation des Mississaugas de Credit a un intérêt pour des projets sur ses terres ancestrales issues de traités qui présentent des avantages environnementaux et qui offrent une participation économique à notre communauté.

Une citation de :Stacey Laforme, chef de la Première Nation des Mississaugas de Credit
Stacey Laforme, chef de la Première Nation des Mississaugas de New Credit.

Stacey Laforme, chef de la Première Nation des Mississaugas de Credit

Photo : Radio-Canada

Au cours de son cycle de vie, la ligne sous-marine devrait créer 845 emplois permanents et rapporter quelque 8,8 milliards à l’économie ontarienne, selon le communiqué.

Des centaines d’emplois seront aussi créés pendant la construction, qui devrait commencer en 2022 et qui s'étalera sur plusieurs années.

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