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Une résidente vaccinée d'un centre de soins saskatchewanais doit s'isoler

Chelsea Dreher avec un chien sur les genoux.

Chelsea Dreher aimerait savoir à quel moment les résidents en centre de soins de longue durée pourront à nouveau accueillir plus de visiteurs.

Photo : Courtoisie de Chelsea Dreher

Radio-Canada

Même si Chelsea Dreher a reçu ses deux doses de vaccin contre la COVID-19, la femme de 32 ans, atteinte de paralysie cérébrale, doit demeurer en isolement pour 14 jours. Un membre du personnel du Centre de réadaptation Wascana, à Regina, a été déclaré positif à la COVID-19, forçant l’aile dans laquelle Mme Dreher réside à être mise en confinement.

Elle ne peut donc pas aller à l’extérieur, sortir de l’aile où elle habite, ni rendre visite à d’autres résidents, et ce, malgré le fait qu'elle ait reçu les deux doses du vaccin.

C’est comme un coup de poing en plein visage.

Une citation de :Chelsea Dreher, résidente du Centre de réadaptation Wascana de Regina

Après que les résidents et les travailleurs aient eu l'occasion de recevoir la première dose du vaccin, Chelsea Dreher explique que le centre a affiché une liste énumérant toutes les personnes dans l’immeuble ayant accepté la vaccination.

Bien que presque tous les résidents aient reçu le vaccin, seuls 50 % des employés ont fait de même, soutient-elle.

Si tu travailles dans un centre où se trouvent des personnes vulnérables et plus susceptibles aux maladies que la moyenne des gens, je crois que la vaccination devrait être obligatoire.

Une citation de :Chelsea Dreher, résidente du Centre de réadaptation Wascana de Regina

Une situation d’autant plus frustrante que les membres du personnel du centre ne sont pas soumis aux mêmes restrictions que les résidents, déplore Mme Dreher. Elle explique que les employés sont autorisés à se rendre à la cafétéria et à côtoyer des employés d’autres unités.

À l’inverse, lorsque la résidence n’est assujettie qu’aux restrictions de niveau trois, Mme Dreher a la permission de voir l’un de ses amis uniquement dans le corridor de son aile où elle réside. Une autorisation qui lui est enlevée lorsqu’un confinement est imposé.

Plusieurs facteurs entrent en jeu

Le spécialiste des maladies infectieuses, le Dr Anand Kumar, soutient qu’il n’existe pas de critères clairs pour déterminer à quel moment les centres de soins de longue durée pourront relâcher leurs restrictions sanitaires.

Le Dr Kumar explique qu’il y aura toujours un sous-ensemble de personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin pour des raisons de santé, qui choisissent de ne pas le recevoir ou dont les familles choisissent en leur nom de ne pas les faire vacciner.

Je suis de tout cœur avec [Chelsea Dreher]. Ce n’est pas juste pour elle. Mais encore une fois, ce n’est pas juste pour les autres personnes qui seraient à risque si les visites étaient illimitées à ce stade.

Une citation de :Dr Anand Kumar, médecin traitant au Centre des sciences de la santé de Winnipeg et professeur de médecine, de microbiologie médicale et de pharmacologie à l’Université du Manitoba

Par ailleurs, ces centres doivent aussi composer avec la vaccination des visiteurs et des employés, poursuit le Dr Kumar. La présence de variants le préoccupe également alors que les données suggèrent que les vaccins actuels ne fournissent qu’une protection partielle contre les nouvelles formes du virus.

Le spécialiste croit tout de même qu’il faudrait exiger la vaccination de tous les travailleurs dans ce type d’établissement.

Le ministère de la Santé révise les restrictions de visites

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan affirme quant à lui être en train de réviser la politique actuelle des visites familiales dans les centres de soins de longue durée. Il devra notamment tenir compte de certains facteurs tels que le taux de vaccination dans la population et le risque de transmission du virus dans la communauté.

La décision de mettre en place ces mesures n’a pas été prise à la légère et l’élimination des restrictions ne se fera que lorsqu’il sera sécuritaire de le faire, est-il indiqué dans une déclaration écrite.

De son côté, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan n’a pas répondu aux questions concernant l’adoption du vaccin chez les employés du Centre de réadaptation Wascana, à Regina.

Avec les informations de Bonnie Allen et Ashleigh Mattern

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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