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La Côte-Nord passe au palier d'alerte orange

Des gens font la file à l'extérieur pour accéder au site de vaccination.

La hausse des cas de COVID-19 inquiète le CISSS de la Côte-Nord, qui implore la population de respecter les mesures sanitaires et de se faire vacciner. Samedi dernier, des résidents de Sept-Îles âgés de 55 à 79 ans ont pu recevoir sans rendez-vous le vaccin d'AstraZeneca.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Même si le nombre de cas demeure moins élevé qu’ailleurs au Québec, la hausse récente des contaminations incite Québec à renforcer les mesures sanitaires dans la région. Le changement de palier d'alerte du jaune au orange aura lieu le mercredi 14 avril, à 20 h.

Avec six infections supplémentaires qui se sont ajoutées depuis le dernier bilan et 44 cas actifs au total dans la région, Québec craint une propagation plus importante comme ce fut le cas dans certaines régions, dont le Bas-Saint-Laurent.

Le Palier 3 – Alerte introduit des mesures additionnelles en ciblant certains secteurs d’activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé. Ces secteurs font l’objet de restrictions, d’interdictions ou de fermetures de façon sélective.

Extrait du site de l'INSPQ

Pour la région qui était au palier d'alerte jaune, sans couvre-feu, cela signifie principalement le retour du couvre-feu à 21 h 30.

En zone orange, les contacts sociaux, soit des rencontres familiales ou entre amis, ne sont plus autorisés non plus. Les déplacements entre régions de paliers de couleur moins élevés, jaunes ou verts, sont interdits.

La Côte-Nord rejoint donc d’autres régions sociosanitaires comme l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Estrie et la Mauricie–Centre-du-Québec qui doivent aussi appliquer les mesures du niveau d’alerte orange.

Des élus surpris de voir l'ensemble de la région touché

Des élus de la Côte-Nord sont surpris de voir que l’ensemble de la région passe au orange.

Le préfet de la MRC de la Minganie déplore que la mesure s’applique à tout le territoire nord-côtier. Luc Noël pense que pour protéger la population de la région, il serait plus efficace d'interdire les déplacements d'une MRC à une autre plutôt que de pénaliser l'ensemble de la Côte-Nord.

Il rappelle que la majorité des cas dans les derniers jours sont recensés en Haute-Côte-Nord, dans Manicouagan et dans Caniapiscau et il s'inquiète de cette mesure tienne pas compte de la réalité de la région.

En maintenant tout le monde en zone orange, pour nous ça a un effet. On pourrait avoir des gens de la Haute-Côte-Nord ou de la Manicouagan qui viendraient chez nous [NDLR En Minganie] dans les restaurants alors que les cas et les variants sont plus là-bas, déplore le préfet Noël.

Luc Noël est préfet de la MRC de la Minganie

Luc Noël est préfet de la MRC de la Minganie (archives)

Photo : Radio-Canada

Le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, est aussi surpris de cette mesure.

On se disait qu’ils ne mettraient probablement pas toute la Côte-Nord en zone orange étant donné que la Minganie et la région Golfe-du-Saint-Laurent sont vaccinées dans une grosse proportion, indique le préfet Furlong.

Il trouve problématique que, malgré l'interdiction de déplacement entre les régions, il n’y ait pas de réel contrôle policier.

Il y a beaucoup de travailleurs qui sont venus travailler en provenance des villes et qui sont venus nous contaminer chez nous. Si on laisse entrer les travailleurs, on laisse entrer la contamination, pense M. Furlong.

Le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong

Le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong (archive)

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Les bars referment

Le passage de la Côte-Nord au palier d'alerte orange entraîne la fermeture des bars de la région dès mercredi.

Une nouvelle difficile à avaler pour les différents tenanciers qui venaient à peine de rouvrir leur établissement.

Propriétaire du bar le Toxédo à Sept-Îles, Isabelle Villeneuve est découragée de devoir fermer ses portes encore une fois.

C’est vraiment difficile. Ferme-ouvre, ferme-ouvre, on ne sait plus comment s’enligner. [...] On est tout le temps sur le qui-vive. Une autre fermeture, ça engendre des coûts. Moi j’ai 10 000 $ de loyer à payer par mois, alors quand il n’y a pas de revenu, ce n’est pas facile, indique la propriétaire.

Les fermetures répétées causent également des maux de tête aux employés des bars.

Barmaid au bar le Tonneau à Sept-Îles, Brigitte Imbeault est irritée des aller-retour du gouvernement.

Nous autres, ça nous dérange dans nos démarches de chômage. Réclame du chômage, coupe le chômage, là tu as travaillé juste deux semaines alors on tombe un mois sans salaire. Ça devient pas mal tannant. Ils auraient été aussi bien de nous laisser fermer jusqu’à tant que ça devienne correct, affirme Mme Imbeault.

Avec des informations de Zoé Bellehumeur et Marie Kirouac

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