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Les parents qui réclament une école secondaire à Halifax restent sur leur faim

L'enseigne du Conseil scolaire acadien provincial devant une école.

Le directeur général du Conseil scolaire acadien provincial parle d'entamer bientôt des discussions avec les parents qui réclament une école secondaire francophone dans la péninsule d'Halifax.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Des parents applaudissent l’annonce d’une école primaire francophone dans la péninsule d’Halifax, mais ils réclament toujours une école secondaire dans la même région.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a confirmé vendredi qu’une école francophone pour les élèves de la prématernelle à la 8e année sera construite dans la péninsule d’Halifax, à l’intersection des rues Oxford et Bayers. Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) espère pouvoir y accueillir les élèves dès la rentrée scolaire de 2023, mais il rappelle qu’il faut parfois de trois à quatre ans pour réaliser un tel projet.

Des parents d’élèves francophones haligoniens ont publié une lettre ouverte, la semaine dernière, pour dénoncer l’absence d'école secondaire dans la péninsule d’Halifax et l'iniquité entre l’offre d’éducation en français et en anglais. Des parents veulent que leurs jeunes puissent faire leurs classes du secondaire dans la péninsule plutôt qu’à l’école Mosaïque, qui se trouve à Dartmouth.

La nouvelle de vendredi n’est pas entièrement satisfaisante, selon Jean-Philippe Bourgeois, membre d’un groupe de parents de l’École Mer et Monde.

La chose qu’on demandait, c’était une école polyvalente, et après ça, il n’y a personne qui n’est pas content. Tout le monde à qui je parle, les familles, on a finalement cette école de la maternelle à 8 sur la péninsule. Tout le monde est content et après ils disent : "L’autre école, c’est où?" On a encore ce problème, affirme Jean-Philippe Bourgeois durant une entrevue accordée mardi à l’émission Le réveil, d’ICI Acadie.

Caroline Arsenault.

Caroline Arsenault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : Radio-Canada

L’annonce de vendredi est bien reçue, selon la présidente de la Fédération des parents de la Nouvelle-Écosse, Caroline Arsenault, qui propose un compromis pour une nouvelle école secondaire.

On est très heureux d’avoir cette nouvelle construction pour le CSAP. La question qui reste, c’est qu’est-ce qu’on va faire avec le site de l’École Mer et Monde? Des parents cherchent toujours une option pour le secondaire. Alors moi, la question que je me pose, c’est pourquoi ne pas simplement faire l’achat de l’édifice du site de l’École Mer et Monde et de l’utiliser comme école secondaire? Il me semble que ce serait une solution très élégante, explique Caroline Arsenault.

Plusieurs parents partagent cet avis, selon Jean-Philippe Bourgeois.

L'École Mer et Monde, située dans le quartier sud de la ville, se trouve dans un bâtiment loué par le CSAP. Les élèves vont continuer d’y faire leurs classes en attendant la construction de la nouvelle école primaire.

Une question de promesses

Des parents contestent la version des faits du CSAP selon lequel il n'y a pas eu de promesse de deux écoles. Caroline Arsenault a partagé dans les médias sociaux un document produit par le CSAP en 2018 et qui proposait deux options.

Une option présentée était de conserver l’École Mer et Monde pour les élèves de la prématernelle à sixième année et d’envisager la construction d’une école pour les élèves de la septième à la douzième année. La seconde option privilégiait la construction d’une école pour les élèves de la prématernelle à la douzième année, ce qui aurait entraîné la fermeture de l’École Mer et Monde dès l’ouverture de cette nouvelle école. Mais depuis la production de ce document, la province a légué l'école Mosaïque au CSAP.

Michel Comeau.

Michel Comeau, directeur général du CSAP (archives).

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Le directeur général du CSAP, Michel Comeau, interviewé lundi à l’émission Le réveil, tenait à apporter une précision quant aux promesses qui ont été faites en 2018.

Ç’a été articulé qu’il y avait eu une promesse à un moment donné d’avoir deux écoles sur la péninsule. Donc, cette promesse-là n’a jamais existé. L’engagement du ministère, du gouvernement, a toujours été, suite à l’annonce du ministre Churchill en 2018, qu’il y aurait une école sur la péninsule. Je voulais juste premièrement clarifier le fait que ce n’était pas le cas, la promesse de deux écoles, mais il y avait certainement la promesse d’avoir une école, a déclaré M. Comeau.

Michel Comeau a ajouté que le CSAP a reçu la lettre ouverte des parents qui réclament une école secondaire francophone dans la péninsule.

On comprend, assure Michel Comeau. Dans les prochaines semaines ou mois, certainement qu’on va entamer des conversations.

M. Comeau a rappelé que des milliers d’élèves francophones dans l’ensemble de la province prennent l’autobus scolaire chaque jour à leur école du CSAP qui se trouve selon le cas à 20, 30, 40, 50 km de chez eux. Il dit que le fait que les élèves voyagent ainsi est la norme plutôt que l’exception.

Avec les renseignements de l'émission Le réveil - Nouvelle-Écosse/T.-N., d'ICI Acadie

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