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Tweet sur la « grippe chinoise » : l’élu présente des excuses, mais ne démissionnera pas

Chris Vander Doelen

Chris Vander Doelen ne supprimera pas ses tweets et ne s'excusera pas officiellement pour le moment.

Photo : CBC/Amy Dodge

Radio-Canada

Chris Vander Doelen s'est excusé à toute personne qu'il a « offensée par inadvertance », mais ne supprimera pas ses messages sur les réseaux sociaux et déclare qu'il devrait pouvoir parler librement des origines du virus.

M. Vander Doelen, conseiller municipal d'Essex, qui a été testé positif à la COVID-19 fait face à un tollé, tant en ligne que dans la communauté. Plusieurs lui demandent de présenter des excuses pour ses tweets sur la COVID-19, qu'il a appelée grippe chinoise. D’autres réclament sa démission à la suite de ses commentaires racistes qui montrent un large mépris pour les communautés chinoise et asiatique.

Des politiciens municipaux et fédéraux de la région du sud-ouest de l'Ontario ainsi que des dirigeants communautaires comptent parmi les centaines de personnes qui critiquent les tweets du conseiller Vander Doelen.

J'aurais peut-être pu mieux formuler les choses

Dans une entrevue accordée à CBC News, M. Vander Doelen a présenté des excuses nuancées à toute personne qu'il a offensée par inadvertance, mais a également déclaré qu'il devrait pouvoir parler librement des origines du virus.

En parlant de la Chine, il a dit qu'il voulait faire référence à la souche originale du virus, qu'il a contractée, par opposition aux variants préoccupants.

Je m'excuse, encore une fois, auprès des Canadiens d'origine asiatique que j'ai offensés par inadvertance. Je n'avais aucune intention raciste. Je suis vraiment désolé s'ils l'ont mal pris, et j'aurais peut-être pu mieux formuler les choses, a-t-il déclaré.

Il a dit qu'il ne regrette pas d'avoir parlé de sa maladie et d'où elle vient , affirmant qu'une foule s'est levée pour essayer d'empêcher les gens comme lui d'en parler.

Je pense que c'est très effrayant en termes de perte de liberté [individuelle], de liberté d'expression et de notre capacité à nous parler les uns les autres de ce dont nous voulons parler et de la manière dont nous voulons en parler, a expliqué le conseiller municipal en entrevue.

Pourquoi devrions-nous recevoir des ordres de l'étranger : ''Oh non, vous ne pouvez pas dire ça. Vous ne pouvez pas dire que ça vient d'ici''.

Une citation de :Chris Vander Doelen, conseiller municipal d'Essex

Le conseiller a indiqué qu'il ne démissionnera pas et qu'il a reçu de nombreux messages de soutien concernant ses remarques.

Quant à savoir s’il allait supprimer le tweet ou présenter des excuses officielles, M. Vander Dolen a répondu qu'il allait attendre de voir ce que le commissaire à l'intégrité allait dire.

Plus de 50 plaintes

Le commissaire à l'intégrité de la ville d'Essex, Robert Swayze, a confirmé qu'il avait ouvert une enquête. Ce dernier a déjà reçu plus de 50 plaintes, selon une déclaration de la ville d'Essex lundi après-midi.

La déclaration indique que certains des courriels reçus demandaient une action en justice immédiate ou la révocation de M. Vander Doelen en tant que conseiller municipal, ce que le commissaire n'a pas le pouvoir de faire.

Le commissaire a toutefois le pouvoir de recommander une suspension de salaire allant jusqu'à 90 jours ou une réprimande formelle du conseil.

M. Swayze a l'intention de faire part de ses conclusions au conseil dès que possible. Il est prévu qu'il se présente à la réunion du 17 mai.

D'après les informations de CBC News

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