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Plus de 6 millions $ distribués aux familles des victimes de Portapique

une photo de Gina Goulet flattant un cheval placé au milieu des fleurs lors d'une vigile qui a suivi la tuerie du 18 et 19 avril 2020.

Gina Goulet est une des 22 victimes de la tuerie de Portapique, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Pat Callaghan

Radio-Canada

Les Canadiens, mais aussi des gens de partout à travers le monde, ont été généreux envers les familles des victimes de la fusillade de Portapique.

La Croix-Rouge canadienne a récolté et distribué 6,2 millions de dollars dans le fond Stronger Together, Plus fort ensemble.

La moitié de cette somme provient de grandes entreprises et l’autre de personnes de partout dans le monde, qui ont été bouleversées par la tuerie de Portapique.

Dans la soirée du samedi 18 avril 2020, et pendant une cavale meurtrière de 13 heures, un homme armé a tué 22 personnes, dont une agente de la GRC, une enseignante et une femme enceinte. Le tueur a finalement été abattu par un policier le dimanche 19 avril, dans une station-service à Enfield.

Karen Dean a perdu sa bonne amie Gina Goulet lors de cette tragédie.

Gina était une boule d’énergie et je sens encore sa présence, dit Karen Dean. C’est son esprit qui m’a motivé à faire quelque chose pour aider les familles.

Karen Dean assise sur un chaise dans cour arrière en Nouvelle-Écosse.

Karen Dean a amassé près de 96 000 $ pour les familles des victimes à la mémoire de sa bonne amie, Gina Goulet.

Photo : Radio-Canada / Dave Laughlin

Elle décrit son amie Gina comme une femme passionnée et qui ne laissait aucune circonstance l’arrêter. Cette mère monoparentale avait survécu deux fois au cancer avant d’être tuée lors de la fusillade.

Karen a voulu l'honorer en lançant une campagne de financement pour venir en aide aux familles des 22 victimes.

Elle a fait imprimer des chandails et des autocollants avec le logo de la carte de la Nouvelle-Écosse marquée d'un cœur rouge au centre. Elle et ses enfants ont traité des centaines de commandes de leur garage à Middle Musquodoboit.

Je sentais aussi que ça m’aidait à faire mon deuil , dit Karen Dean. Ça me faisait du bien de pouvoir aider.

Elle a fini par récolter près 96 000 $ qu'elle a remis au fond de la Croix-Rouge canadienne. De nombreuses autres initiatives du genre ont permis de récolter un total de plus de 6 millions de dollars.

les enfants de Karen Dean plient les gilets posés sur une table avant de les mettre dans des boites pour envoyer .

Karen Dean a recruté ses enfants pour l'aider à emballer et envoyer des milliers de gilets.

Photo : soumise par Karen Dean

La province de la Nouvelle-Écosse a endossé ce fond. Elle a payé tous les frais bancaires qui ont servi à administrer cet argent pour permettre à tous les dons reçus d’aller directement aux familles touchées par la tragédie de Portapique.

En mars, la Croix-Rouge avait déjà distribué presque tout l’argent. Environ 60 % du fond a été divisé équitablement entre les familles des victimes et près de 40 % a été alloué aux familles qui avaient des besoins plus complexes, comme les familles avec de jeunes enfants.

Le but c’était d’être équitable pense Bill Lawlor, directeur de la Croix-Rouge en Atlantique.

L'organisme a rencontré virtuellement chacune des familles des victimes de la fusillade pour parler de l’impact de la mort d’un proche sur leur santé, leurs finances et leur vie. La Croix-Rouge voulait mieux comprendre ce dont chacune des familles avait besoin.

Bill Lawlor se tient devant le camion d'aide de la Croix-Rouge canadienne qui sert quelqun dans la rue.

Bill Lawlor, un des directeurs pour la Croix-Rouge canadienne dans la région de l'Atlantique, pose ici lors d'une entrevue qu'il a donné en 2018.

Photo : Radio-Canada / Rachel Cave

Certaines familles ont accepté bien peu en disant qu’elles n'étaient pas dans le besoin financièrement, dit Bill Lawlor, alors que d’autres en ont eu plus.

Certaines familles doivent concilier leur deuil avec des factures qui s'accumulent et un salaire en moins.

Bill Lawlor dit que la plupart des familles utilisent l’argent pour des besoins de base comme le loyer. Ça permet d’aider à réduire le stress financier pour les gens qui ont dû manquer des jours de travail ou même perdu leur emploi suite aux impacts de la tuerie dans leur vie.

Le but c’est de les aider à passer à travers cette épreuve, explique Bill Lawlor. L'argent n’est pas offert comme compensation pour amoindrir la mort d’une personne dans leur vie, parce qu'on sait qu’aucun montant d’argent ne pourra jamais remplacer personne.

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