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Une femme souffre d'une allergie.

Une femme souffre d'une allergie au pollen.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le printemps amène son lot de questions pour ceux qui souffrent d’allergies saisonnières : comment savoir si leurs symptômes sont attribuables au changement de saison ou à la COVID-19? Voici quelques pistes pour s’y repérer.

Le Dr Charles Morin, qui pratique la pédiatrie à Saguenay, reconnaît que la distinction entre les deux est difficile à faire. Il suggère d’être particulièrement attentif. 

Des symptômes différents, mais semblables

Les allergies saisonnières provoquent beaucoup de sécrétions nasales et d’écoulement des yeux. Une toux plutôt creuse est aussi un symptôme récurrent.

À l’opposé, la COVID-19 entraîne une toux plus sèche. L’infection est aussi associée, souvent, à de la fièvre. L’absence de goût et d’odorat est également très fréquente avec le coronavirus.

Le goût est altéré complètement. Les gens perdent leurs repères, explique le Dr Charles Morin. C’est beaucoup plus spectaculaire avec la COVID-19 cette perte d’odorat et de goût, alors qu’avec les allergies saisonnières, ce sera seulement diminué ou modulé, mais il n’y a pas d’absence complète.

Un tableau comparatif entre les symptômes des allergies saisonnières et ceux de la COVID-19. COVID-19 : toux sèche, fièvre, difficulté respiratoire et perte soudaine de l'odorat sans congestion nasale. Allergies saisonnières : éternuements, yeux et/ou nez qui piquent, nez qui coule avec sécrétion claire. Source : MSSS.

Au Québec, environ 25 % de la population souffre d'allergies saisonnières.

Photo : Radio-Canada

Dans le doute, mieux vaut se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 pour éviter sa propagation.

S’il s’agit d’allergies saisonnières, le pédiatre conseille de prendre des antihistaminiques de longue durée ou un inhalateur nasal contenant de la cortisone.

L’importance de bien se connaître

Heureusement, le Dr Morin maintient que la plupart de ceux qui ont des allergies saisonnières connaissent bien leur état et les symptômes qui les accablent à cette période de l’année.

La tâche est cependant plus complexe pour ceux qui rencontrent cette situation pour la première fois, notamment les enfants. Ça va probablement mener à plus de tests de dépistages de la COVID-19 par prudence, convient-il.

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