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Atteint par le variant B.1.1.7., il rappelle que les jeunes ne sont pas invincibles

À 22 ans, Peter Soliman est en bonne santé, ce qui ne l'a pas empêché d'être frappé de plein fouet par la COVID-19.

Peter Soliman prend un égoportrait devant le miroir du salle de bain d'hôpital, vêtu d'une chemise d'hôpital.

Peter Soliman a passé neuf jours à l'Hôpital Saint-Boniface, atteint par le variant B.1.1.7 du coronavirus.

Photo : Gracieuseté de Peter Soliman

Radio-Canada

Un jeune Winnipégois qui a été hospitalisé pendant 9 jours en raison de la COVID-19 raconte son histoire afin de sensibiliser la population et de l’inciter à ne pas baisser la garde.

Le fait d'être en bonne santé et de vous entraîner ne vous rend pas invincibles, dit Peter Soliman, qui croit que les gens ne réalisent pas à quel point [la maladie] est grave, particulièrement avec les variants apparus durant la troisième vague.

L’étudiant en psychologie à l’Université du Manitoba a reçu un résultat positif à un test de COVID-19 en mars. Il était atteint du variant B.1.1.7. Il dit qu’il n’avait pas de prédispositions médicales particulières, qu’il a toujours suivi les recommandations de la santé publique et qu’il n’avait pas beaucoup de contacts avec des personnes à l’exception des membres de sa famille.

Il parle maintenant de ce qu'il a vécu sur les réseaux sociaux et reçoit des centaines de commentaires qualifiant son message de véritable sonnette d’alarme.

Un séjour à l'hôpital

À la mi-mars, le père de Peter Soliman a été déclaré positif après un test de dépistage du SRAS-CoV-2, à l'origine de la COVID-19 après avoir été en contact avec une personne infectée à son travail. Quelques jours plus tard, sa mère et lui ont développé des symptômes à leur tour. Toute la famille était déjà en isolement quand le test de Peter s’est révélé positif.

Les sept ou huit premiers jours, nous avions tous des symptômes normaux de la COVID-19, de la fièvre, des douleurs musculaires, des frissons..., raconte-t-il. Nous pensions que nous irions mieux bientôt, mais les choses ont plutôt empiré à partir de là.

Entre-temps, les membres de la famille ont appris qu’ils avaient contracté un variant du coronavirus. Il s’agissait du variant d’abord identifié au Royaume-Uni.

La mère de Peter a été la première à être hospitalisée. Après une semaine de fortes fièvres, le jeune homme a lui aussi été admis à l’Hôpital Saint-Boniface. Le taux d’oxygène dans son sang était dangereusement bas, dit-il.

Mon corps réagissait comme si je courais un marathon chaque jour, explique Peter Soliman.

Quelques jours plus tard, le père de Peter a rejoint le reste de sa famille à l’hôpital. Il présentait des difficultés respiratoires.

Seule la soeur de Peter a été épargnée. Infirmière, elle avait déjà reçu une première dose de vaccin. Elle habite avec sa famille et l’a soignée durant la maladie, mais elle n’a présenté aucun symptôme. Tous les tests qu’elle a passés se sont révélés négatifs.

Peter affirme que son séjour à l’hôpital a été difficile. Il n’avait pas d’énergie pour se lever, même pour aller aux toilettes. Il recevait de l’oxygène et, à un moment donné, on lui a dit qu’il serait transféré aux soins intensifs, si son état ne s’améliorait pas.

Après six jours, j’ai commencé à aller mieux, raconte-t-il.

Peter Soliman, souriant.

L'homme de 22 ans raconte ce qu'il a vécu sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser les autres jeunes à la gravité de la maladie.

Photo : Gracieuseté de Peter Soliman

Gardez vos distances et respectez les règles!

Peter Soliman et ses parents ont eu leur congé de l’hôpital au début du mois d’avril. La famille reprend tranquillement des forces.

L’étudiant est de retour au travail et essaie de rattraper le retard scolaire qu’il a accumulé durant sa maladie.

Il espère que son histoire pourra aider les autres, et particulièrement les jeunes, à prendre conscience de la gravité de la maladie et à les motiver à continuer d’observer les directives sanitaires.

Il faut tenir bon et maintenir un cercle de contacts restreint. Gardez vos distances et respectez les règles, leur dit-il.

Avec les informations de Holly Caruk

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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