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Une nouvelle espèce d'hermines à Haïda Gwaii, en Colombie-Britannique

Une hermine haidarum au pelage blanc.

L'hermine haidarum vit à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique, et sur l’île du Prince of Wales, dans le sud de l’Alaska.

Photo : Forest Service Northern Region

Radio-Canada

Après plus de 300 000 ans isolé sur un archipel au large de la Colombie-Britannique, un petit animal devient une nouvelle espèce distincte : l’hermine haidarum, aussi appelée l’hermine haïda.

L’animal était déjà considéré comme unique et catalogué comme étant l’hermine de la sous-espèce haidarum. Elle vit à Haïda Gwaii et sur l’île du Prince of Wales, dans le sud de l’Alaska.

Après avoir examiné son ADN et son crâne, des scientifiques de l’Université du Kansas ont noté qu’il est à ce point différent des autres hermines qu’il est maintenant considéré comme appartenant à espèce à part.

Nous avons utilisé l'ADN et la morphologie du génome entier pour comprendre qu'il existe différentes espèces et non une seule, explique Jocelyn Colella, biologiste de l'évolution.

Un crane d'hermine haïda.

Le crâne de l'hermine haïda est plus allongé que celui d'autres espèces d'hermines.

Photo : Offerte par Jocelyn Colella

Un rare exemple d'hybridation

L'hermine haïda a non seulement un crâne plus allongé, dit la biologiste, mais son ADN est une combinaison d'espèces d'hermines que l'on trouve ailleurs en Amérique du Nord et en Eurasie.

Il semble que ce soit le résultat d'un phénomène de métissage ou d’hybridation entre ces groupes qui s'est produit il y a environ 375 000 ans et, depuis lors, il est probablement resté coincé dans les îles, croit la chercheuse.

L’hybridation se produit généralement dans le monde végétal, selon Jocelyn Colella. Il n’y a pas beaucoup de preuves de ce phénomène dans le monde animal parce qu'il est rare et exceptionnellement inhabituel.

Nous voyons rarement les chromosomes de différents mammifères bien s'agencer, indique la scientifique, qui croit que cela s’est produit il y a bien longtemps, alors que les groupes étaient à proximité les uns des autres.

Un paysage de l'archipel de Haïda Gwaii lors d'une journée ensoleillée.

L’archipel de Haïda Gwaii, situé au nord-ouest de la Colombie-Britannique, est composé d’environ 150 îles.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

D'autres espèces distinctes?

Cette découverte nourrit l'optimisme des chercheurs qui espèrent trouver d’autres espèces uniques dans les archipels Haïda Gwaii et sur l’île Prince of Wales.

Nous pensons que la raison pour laquelle Haïda Gwaii possède une flore et une faune si uniques, c'est les petites poches dans les zones de glace où les plantes et les animaux auraient pu vivre isolés pendant la période glaciaire.

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