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Plusieurs élus s’opposent au processus d’appel d’offres du projet Well Sud

Esquisse de la rue Wellington Sud lorsqu'elle sera aménagée.

Esquisse de la rue Wellington Sud lorsqu'elle sera aménagée.

Photo : Photo fournie / Ville de Sherbrooke

Radio-Canada

Plusieurs élus de Sherbrooke ont dénoncé le processus d’appel d’offres pour le projet de reconstruction de la rue Wellington Sud et l’aménagement d’une place publique, lundi, au conseil municipal. Plusieurs d’entre eux ont jugé que les artistes n’étaient pas suffisamment investis dans l’élaboration du projet de la place publique.

Les conseillers Évelyne Beaudin, Paul Gingues, Pierre Tremblay et Pierre Avard ont enregistré leur dissidence dans ce dossier.

Ce soir, on voudrait octroyer un mandat à une entreprise pour qu’elle fasse les plans et devis de la place publique Well Sud, conformément à des esquisses très précises qui n’ont jamais été approuvées ni même montrées aux élus du conseil municipal, s’est insurgée la conseillère du district du Carrefour, Évelyne Beaudin.

Cette dernière dénonce que les plans aient été totalement élaborés par les fonctionnaires et que les élus n’y ont aucunement contribué. On est allés en appel d’offres, sans en parler aux membres du conseil, sans demander l’avis des membres sur les plans de la place publique, sans tenir de consultation sur cette question spécifique et sans intégrer le milieu culturel dans le processus, contrairement à ce qui avait été promis, regrette-t-elle.

La place publique était l’élément de loin le plus intéressant pour la population dans le projet Well Inc. Là, si on ne fait rien on va se retrouver avec une place composée principalement de bancs publics, de bacs à fleur qui ne favorisent en rien l’animation et l’appropriation de l’espace tout ça pour la modique somme de 7 millions de dollars.

Une citation de :Évelyne Beaudin, conseillère municipale

Le conseiller Paul Gingues, également président du comité de la culture à la Ville de Sherbrooke, a lui aussi enregistré sa dissidence. Il faut être cohérent avec ce que j’avais dit en juillet dernier. Dans ce projet-là, j’avais demandé qu’on ait le réflexe de consulter en amont le milieu artistique et le milieu culturel. Ça n’a pas été fait, regrette-t-il.

Paul Gingues pense qu’il aurait été intéressant de faire une soirée d’idéation, comme cela avait été fait pour le développement du pont des Grandes-Fourches, avec le milieu artistique sherbrookois. 

S’il veut continuer à progresser, le centre-ville doit avoir le réflexe de toujours inclure le milieu culturel.

Une citation de :Paul Gingues, conseiller municipal et président du comité de la culture à la Ville de Sherbrooke

De son côté, Steve Lussier se dit surpris des propos des conseillers qui ont enregistré leur dissidence. Le milieu a quand même été consulté. Est-ce qu’on peut faire plus? Sans aucun doute, souligne-t-il. Personnellement, je vois qu’il y aura une mixité hors du commun à cet endroit-là de toute façon. Au niveau de la participation citoyenne, il y en a eu et ce n’est pas terminé. Il y en aura d’autres. Mme Delage qui est bien au fait du dossier a toujours dit que les élus auraient un droit de regard, dit-il.

La conseillère du district du Lac-des-Nations, Chantal L’Espérance, croit pour sa part qu’il y a toujours possibilité de s’améliorer. Ce n’est pas coulé dans le béton. On est sûrement capables d’introduire certains petits aménagements, mais il y a des choses qui ne sont pas possibles, fait-elle savoir.

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