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Le télétravail, creuset des inégalités au Canada, selon un sondage

Trois personnes sur cinq avec de jeunes enfants disent qu'en travaillant à domicile, elles ont l'impression de ne pas pouvoir être à la fois de bons parents et de bons travailleurs.

Une mère regardant une tablette avec son enfant sur les genoux.

Selon un sondage de l'institut Environics, les parents de jeunes enfants, les nouveaux arrivants et les jeunes travailleurs doivent composer avec des défis plus importants reliés au télétravail.

Photo : Getty Images / Morsa Images

Maud Cucchi

Les parents de jeunes enfants, les nouveaux arrivants et les jeunes travailleurs font face à des défis plus importants en matière de télétravail, conclut un sondage de l’institut Environics.

Autre constat éloquent : les travailleurs avec un revenu supérieur à 60 000 $ sont plus enclins que les autres à vouloir que leur employeur les autorise à travailler à domicile au moins quelques jours par semaine, une fois la pandémie terminée.

Ce sont les quelques observations tirées d'une étude pancanadienne qui examine comment la population a été touchée par les perturbations causées par la pandémie et comment elle y a fait face.

Si une majorité des répondants déclare avoir une vision plutôt positive du travail à distance, beaucoup reconnaissent subir du stress et s'inquiètent que le travail à domicile ait des répercussions négatives sur leur carrière.

Trois parents sur cinq avec de jeunes enfants, par exemple, disent qu'en travaillant à domicile, ils ont l'impression de ne pas pouvoir être à la fois de bons parents et de bons employés.

Le fardeau du travail non rémunéré - en particulier la garde des enfants et l'enseignement à domicile - sur les parents de jeunes enfants est mis en évidence et le stress fait des ravages, résume Wendy Cukier, fondatrice et directrice académique de l’institut sur la diversité à l’Université Ryerson.

Incidences sociales

Le rapport révèle aussi que les travailleurs racisés et autochtones sont plus susceptibles que la moyenne de reconnaître qu’ils ne disposent pas de l’équipement informatique ou des logiciels nécessaires pour faire correctement leur travail lorsqu’ils travaillent à domicile.

Le sondage note aussi que le passage au travail à domicile s’avère plus fréquent dans certaines des plus grandes zones métropolitaines du pays, Toronto en tête (66 % des sondés).

Le télétravail reste néanmoins moins courant dans le nord-ouest de Toronto (46 %), où l’impact de la COVID-19 a été plus élevé que la moyenne dans cette région-là.

Cette étude s'est déroulée du 24 novembre au 22 décembre 2020.

L'objectif des chercheurs était de mieux comprendre certaines des prochaines répercussions de la pandémie sur l'emploi au Canada.

Leurs résultats sont fondés sur les réponses de 5351 répondants adultes provenant de toutes les provinces et de tous les territoires.

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