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Agressions sexuelles : l’Université du Nouveau-Brunswick visée par un recours collectif

L'entrée du campus de Fredericton.

Le psychiatre Manoj Bhargava et l’Université du Nouveau-Brunswick sont visés par une demande d’autorisation de recours collectif pour agressions sexuelles déposée en cour lundi.

Photo : CBC/Maria Jose Burgos

Radio-Canada

Une firme d’avocats à Fredericton a déposé une demande d’autorisation de recours collectif contre l’Université du Nouveau-Brunswick, lundi, à la suite de plusieurs plaintes portées contre un psychiatre pour agressions sexuelles.

Le Dr Manoj Bhargava, qui travaillait à temps partiel au centre médical de cette université, a été suspendu l’an dernier par le Collège des médecins et des chirurgiens du Nouveau-Brunswick, qui avait reçu plusieurs plaintes à son sujet.

Depuis sa suspension, en novembre, le Collège des médecins et des chirurgiens a reçu 18 plaintes pour agression sexuelle portées contre le Dr Bhargava par des patientes, des étudiantes dans la plupart des cas, selon le Dr Ed Schollenberg, registraire du Collège.

Le recours collectif vise le Dr Bhargava pour l’agression sexuelle de plusieurs étudiantes et l’Université du Nouveau-Brunswick pour son échec systémique quant à protéger ses étudiantes, explique l’avocate Erika Hachey, de la firme Moss Hachey.

L’avocate affirme que les victimes étaient particulièrement vulnérables. La firme, explique-t-elle, a accepté de les représenter à la demande d’une plaignante.

Manoj Bhargava assis à son bureau.

Le Collège des médecins et des chirurgiens du Nouveau-Brunswick a suspendu le Dr Manoj Bhargava en novembre 2020 à la suite de plusieurs plaintes portées contre lui.

Photo : Facebook

Selon l’exposé de la demande, le Dr Bhargava prescrivait des médicaments qui influent sur le rythme cardiaque et la tension artérielle. Il demandait ensuite à l’étudiante de se dénuder afin qu’il puisse mesurer son rythme cardiaque et sa tension artérielle en employant des contacts sexuels non consensuels.

Selon Erika Hachey, ces gestes ont été signalés plusieurs fois à l’Université du Nouveau-Brunswick, mais les documents de la poursuite ne précisent pas quand ni comment.

Selon le Dr Ed Schollenberg, le Collège des médecins et des chirurgiens a reçu plusieurs plaintes presque identiques. Des patientes accusent Manoj Bhargava de leur avoir demandé de retirer leurs sous-vêtements et d’avoir touché leurs seins afin de vérifier leur rythme cardiaque et leur tension artérielle.

Aucune allégation dont fait l’objet Manoj Bhargava n’a encore été prouvée en cour. Aucune date n’a encore été établie pour le recours collectif. L’Université du Nouveau-Brunswick n’a pas encore présenté son exposé de la défense.

Lorsqu’un exposé de la défense sera déposé à la cour, cette dernière pourra tenir une audience afin de déterminer si elle entendra ou non le recours collectif, explique Erika Hachey.

Des plaintes transmises à la police

Le Dr Ed Schollenberg ajoute que le Collège des médecins et des chirurgiens a demandé à certaines plaignantes si elles acceptaient de parler à la police et il a transmis au service policier de Fredericton les plaintes de celles qui étaient d’accord.

La police municipale ne confirme pas si elle a ouvert une enquête ou non. La porte-parole Alycia Bartlette explique que cette information n’est habituellement pas rendue publique avant que des accusations formelles soient déposées.

Une seule plaignante nommée

Erika Hachey ajoute que la plaignante à l’origine du recours collectif est la seule dont la version des faits est décrite dans l’exposé de la demande. Mais la demande de recours collectif est déposée au nom de toute personne agressée sexuellement par Manoj Bhargava, dit-elle. La firme d’avocats tente de communiquer avec d’autres présumées victimes.

Aucun échéancier n’est encore déterminé, dit-elle.

L’Université du Nouveau-Brunswick et Manoj Bhargava n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de CBC.

Avec les renseignements de Hadeel Ibrahim, de CBC

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