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Une motion libérale demande la fin de l'enquête parlementaire sur le général Vance

Jonathan Vance serre la main d'un militaire.

Le Comité permanent de la défense nationale des Communes a enquêté notamment sur les allégations visant l'ancien chef d'état-major de la défense Jonathan Vance (au centre sur la photo).

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

La Presse canadienne

Un comité parlementaire est sur le point de mettre un terme à son enquête sur les allégations d'inconduite sexuelle dans l'armée canadienne, après l'adoption lundi d'une motion libérale.

Le Comité permanent de la défense nationale des Communes a enquêté sur cette question – notamment sur les allégations spécifiques visant l'ancien chef d'état-major de la défense Jonathan Vance.

La députée libérale Anita Vandenbeld, qui est la secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, et qui préside le comité des Communes, a déposé la motion qui a été adoptée avec l'appui du député bloquiste. Les libéraux occupent 6 des 12 sièges au sein de ce comité.

La motion libérale demande aux membres du comité de faire parvenir leurs propositions de recommandations au greffier d'ici vendredi, dans l'espoir qu'un rapport soit déposé à la Chambre des communes d'ici juin, avant l'ajournement d'été.

Le député conservateur manitobain James Bezan, qui siège au comité et qui est le porte-parole du parti en matière de défense, a déclaré en Chambre, lundi, que les libéraux tentaient ainsi de dissimuler des faits.

Il a accusé les parlementaires libéraux d'avoir empêché le comité d'entendre des témoins clés – des membres du personnel politique libéral – et de découvrir ce que le ministre Sajjan savait exactement à l'époque où des problèmes ont été soulevés pour la première fois à son sujet il y a quelques années.

Le ministre Sajjan a répondu lundi qu'il avait comparu trois fois devant le comité, pendant plus de six heures, et qu'il attendait avec impatience ses recommandations.

Entendre le personnel politique

La députée Vandenbeld a soutenu que le comité avait entendu environ 25 heures de témoignages. Elle disait craindre que, si les derniers témoins n'étaient pas entendus cette semaine, les recommandations du comité ne puissent être publiées avant l'ajournement d'été aux Communes.

La secrétaire parlementaire du ministre de la Défense a soutenu lundi que les survivantes de traumatismes sexuels au sein de l'armée veulent que les membres du comité arrêtent de se quereller entre eux et qu'ils formulent des recommandations.

Le député conservateur Bezan déplorait dans une entrevue que le comité n'ait pas encore entendu Zita Astravas, ancienne cheffe de cabinet du ministre Sajjan, ou Elder Marques, qui était conseiller principal du premier ministre Justin Trudeau en 2018. Nous n'avons toujours pas entendu certains des témoins clés que les libéraux empêchent de venir témoigner, a dénoncé M. Bezan.

Les partis de l'opposition espéraient interroger ces deux membres du personnel politique libéral pour savoir qui au juste, au cabinet du premier ministre, avait été informé des allégations concernant le général Vance il y a trois ans – et pourquoi on n'avait rien fait de ces informations.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Randall Garrison, qui est membre du comité, a lui aussi souligné avant le vote de lundi l'importance d'entendre M. Marques, puisqu'on veut savoir si M. Trudeau était au courant, à un moment ou l'autre, des allégations visant le général Vance.

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