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Les enseignants de la région en grève mercredi matin jusqu'à 9 h 30

Une salle de classe vide

La grève sera de courte durée et prendra fin à 9 h 30 mercredi.

Photo : Radio-Canada

Tous les enseignants du réseau public de l’éducation au Saguenay-Lac-Saint-Jean seront en grève mercredi matin.

Les enseignants des quatre centres de services scolaires de la région et ceux de la Commission scolaire Central Québec participeront au débrayage qui débutera dès l'ouverture des écoles et des centres de formation professionnelle, pour prendre fin à 9 h 30.

Les cours seront maintenus dans les CSSS, mais l’horaire des élèves sera décalé avec un début des classes tardif. Le transport scolaire sera également retardé.

Cependant, pour les élèves du primaire et du secondaire de l’école régionale anglophone Riverside, les cours auront lieu en mode virtuel à compter de 9 h 45 pour la journée de mercredi seulement.

Nous respectons le droit de grève des enseignants, mais, comme cela affectera le début de la journée scolaire, en plus de compromettre le droit aux services éducatifs et la sécurité de nos élèves, de leurs parents et des autres membres du personnel en temps de pandémie, cette décision a été prise , peut-on lire dans une correspondance acheminée aux parents de l'école Riverside.

Impasse

La présidente du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, Nicole Émond, explique que les négociations avec le gouvernement en vue du renouvellement de la convention collective des profs, échue depuis plus d’un an, avancent à pas de tortue.

Il y a eu des tentatives, des mouvements à la table. Vous avez entendu que le Conseil du Trésor a réuni les chefs syndicaux récemment. Nous, on s’est réuni à la suite de ce dépôt-là et ça a été rejeté à la grande majorité. À la table enseignants, il y a des mouvements, il y a des discussions, mais pour l’instant, il n’y a aucune avancée , a résumé Nicole Émond, au micro de l’émission Place publique.

Le litige est principalement en lien avec les conditions salariales des enseignants. Il est cependant aussi question de ce que les syndicats interprètent comme un manque de valorisation de la profession.

Il y a beaucoup l’élément de la reconnaissance en lien avec la tâche. D’abord, alléger la tâche du personnel enseignant. On sait que quand il arrive quelque chose, ça tombe dans la cour des enseignants. La tâche est devenue vraiment trop lourde. Et oui, ça passe aussi par le salaire, effectivement. On est les moins bien payés au Canada , expose Nicole Émond.

La précarité demeure un enjeu majeur, alors que des enseignants peuvent attendre 10, voire 15 ans avant d’obtenir un poste permanent.

Mauvais moment?

Selon la cheffe syndicale, c’est le gouvernement qui a choisi de poursuivre les négociations lorsque la crise sanitaire s’est pointée l’an dernier, au lieu de prendre une pause.

C’est vrai que les parents ont à faire face à toutes sortes de nouvelles mesures. Les enseignants aussi. Ils font partie de la population. C’est vraiment un cri du cœur qu’on lance et on tente justement de minimiser les effets de la perte de service aux élèves en faisant une grève seulement jusqu’à 9 h 30 , pointe Nicole Émond.

Avec le déficit budgétaire du gouvernement, annoncé il y a quelques semaines par le ministre des Finances du Québec, d’aucuns sont d’avis que l’État n’a pas les moyens de bonifier les conditions salariales des professionnels de l’éducation.

Est-ce que la province a le moyen de ne pas investir suffisamment en éducation? Actuellement, on sait que la santé et l’éducation souffrent d’années d’austérité. On est à bout de souffle, il faut que ça change , martèle Nicole Émond. La présidente du syndicat ne manque pas de rappeler que les volets attraction et rétention de la relève posent également problème.

Il faut donner un coup de barre.

Une citation de :Nicole Émond, présidente du Syndicat de l'enseignement De La Jonquière

Les canaux de discussion entre délégués syndicaux et négociateurs gouvernementaux sont toujours ouverts et la ronde de négociation se poursuit.

Avec Catherine Doucet

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