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Pas de retour à l’école à temps plein avant septembre, souhaite le milieu scolaire

La situation sera réévaluée dans deux semaines, mais plusieurs souhaitent que rien ne change avant la rentrée.

Classe d'une école secondaire

Les élèves du secondaire ne sont pas en classe tous en même temps, mais cela pourrait changer dans quelques semaines.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le milieu de l'éducation souhaite que le gouvernement provincial attende à septembre prochain pour imposer le retour des élèves à temps plein dans les écoles du Nouveau-Brunswick. Une demande partagée par des députés de l’opposition à Fredericton.

Les élèves des écoles secondaires devaient retourner sur les bancs d'école à temps plein, ce lundi. Le gouvernement provincial a toutefois fait volte-face, en fin de semaine, et a annoncé que le retour en classe était retardé. La situation sera réévaluée le 26 avril.

Plus de stabilité, demandent les enseignants

Enseignants, directeurs d’écoles et parents d’élèves demandent davantage de stabilité, à l’approche de la fin de l’année scolaire.

L'Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) croit qu’il est impossible, à ce moment-ci, d'effectuer un retour en classe à temps plein de manière sécuritaire. Selon elle, beaucoup de travail est nécessaire pour aménager les espaces et préparer l'accueil de tous les élèves.

Gérald Arseneault

Gérald Arseneault, président de l'Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : Radio-Canada

Les enseignants devaient réadapter tout leur plan pour accueillir tous ces gens-là. Les directions d'école ont dû mettre des heures et des journées d'aménagement d'école, explique Gérald Arseneault, le président de l’AEFNB. 

Les gens sont épuisés. Terminons l'année scolaire avec le plus de stabilité possible et arrêtons de jouer au yoyo.

Une citation de :Gérald Arseneault, président de l’Association des enseignants francophones du N.-B.

La directrice de l’école Louis-J.-Robichaud, à Shediac, espère que le gouvernement sera à l’écoute de ceux et celles qui travaillent directement dans les écoles.

On a vécu beaucoup de changements cette année. Si on peut faire en sorte d'en avoir un peu moins d'ici la fin de l'année scolaire, je verrais la grande valeur, parce qu'on va être rendu dans les évaluations sommatives, etcétéra, explique la directrice Michelle Bertin.

La directrice générale de l’Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick, Chantal Varin, témoigne elle aussi de l’importance de ne pas renvoyer tous les élèves à l'école à temps plein tout de suite.

Chantal Varin, directrice générale de l’Association des parents francophones du Nouveau-Brunswick lors d'une entrevue à Radio-Canada.

Chantal Varin, directrice générale de l’Association des parents francophones du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : Radio-Canada

Pour nous, c'est un non-sens. On arrive à la fin de l'année scolaire. Autant les parents et les jeunes sont fatigués des changements, croit-elle.

Des discussions à Fredericton

Certains politiciens se demandent eux aussi s'il ne vaudrait pas mieux attendre le mois de septembre pour un retour à la normale.

Des élus des partis d’opposition ne cachent pas qu’ils favorisent, en théorie, l’éducation en salle de classe. La virulence des variants de la COVID-19 en inquiètent cependant plus d’un.

On se rapproche de la fin de l'année scolaire rapidement, alors qu'est-ce qui serait le mieux au bout du compte pour les élèves, se demande le chef de l’opposition officielle, le libéral Roger Melanson.

La députée verte de Memramcook-Tantramar. Megan Mitton, abonde dans le même sens.

Je me demande, à ce moment-là, ça va être presque mai, est-ce que ça fait du sens de changer ce qu'on a fait pour cette année complète pour seulement à peu près un mois, dit-elle.

Roger Melanson et Megan Mitton souhaitent que le ministère de l’Éducation présente rapidement un plan clair sur la suite des choses.

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, n'était toujours pas disponible pour accorder une entrevue sur cette question, lundi.

Avec des informations de Frederic Cammarano et Michel Corriveau

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