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Prévisions : 2500 cas de COVID-19 à Toronto d'ici la fin avril

La Dre Eileen de Villa en conférence de presse.

La Dre Eileen de Villa est médecin hygiéniste en chef de Toronto. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il pourrait y avoir jusqu’à 2500 cas de COVID-19 par jour à Toronto d’ici la fin avril si rien n’est fait pour freiner la propagation du virus.

C’est ce que suggère un nouveau rapport de la médecin hygiéniste en chef de Toronto.

Ce rapport de la Dre Eileen de Villa, présenté lundi à la réunion du conseil de santé de la Ville, contient de nombreuses prévisions alarmantes.

Les variants ont changé la donne, a déclaré lundi le président du conseil de santé, le conseiller Joe Cressy, sur Twitter.

La modélisation suggère que Toronto pourrait être en passe de voir une moyenne de 2500 cas par jour d'ici la fin du mois d'avril.

Le bureau de M. Cressy a précisé que ce chiffre serait atteint si les taux de transmission se maintenaient aux niveaux actuels.

Il y a 1296 nouveaux cas de COVID-19 à Toronto lundi. 632 personnes atteintes de la COVID-19 sont hospitalisées, dont 108 dans des unités de soins intensifs. Il y a cinq nouveaux décès liés à la COVID-19 dans la ville lundi.

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes, a déclaré la Dre de Villa aux journalistes lors d'un point de presse à l'hôtel de ville.

Le nombre de cas augmente en raison des nouveaux variants du SRAS-CoV-2, ce que les experts prédisaient depuis des semaines. Selon le nouveau rapport, les infections dues aux variants ont été associées à une augmentation relative de 91 % des décès dus à la COVID-19 et à une augmentation relative de 36 % des hospitalisations.

Le rapport insiste également sur des points que les responsables locaux ne cessent de répéter depuis des mois : la pandémie touche de manière disproportionnée les populations marginalisées et à faibles revenus.

Selon la Dre de Villa, 76 % des cas recensés dans la ville avant le 28 février étaient des personnes racialisées.

Selon le rapport, ce sont les populations latino-américaines qui présentent les taux de cas les taux d'hospitalisation les plus élevés. En février, les populations arabes, du Moyen-Orient et de l'Asie de l'Ouest présentaient le deuxième taux de cas signalés le plus élevé, suivies des populations d'Asie du Sud-Est et d'Asie du Sud.

Après ajustement en fonction de l'âge, le taux d'hospitalisation dans les populations à faible revenu était trois fois plus élevé que celui des personnes n'ayant pas un faible revenu, indique le rapport.

Les données publiées aujourd'hui dans le rapport montrent que le nombre de vaccinations est en constante augmentation, 590 543 personnes ayant reçu au moins une dose en date du 8 avril. Le pourcentage de résidents de Toronto ayant reçu au moins une dose de vaccin s'élève à 15,8 %.

Le rapport de la Dre de Villa fait également écho à l'analyse des données de l'Institut de recherche en services de santé (Institute for Clinical Evaluative Sciences) publiée la semaine dernière, qui montre que les quartiers les plus durement touchés de la ville n'ont pas reçu les vaccins COVID-19 au même rythme que les zones à revenu plus élevé où les taux d'infection par le virus sont beaucoup plus faibles.

Selon la Dre de Villa, les quartiers du nord-ouest de Toronto affichent des taux de vaccination parmi les plus bas de la ville, mais continuent de présenter les taux d'incidence du virus les plus élevés.

La médecin hygiéniste recommande maintenant au conseil de santé de demander à la Ville et à la province d'augmenter l'approvisionnement en vaccins de Toronto et de donner la priorité aux zones sensibles.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC News

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