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Hausse importante des cas de COVID-19 à prévoir sur la Côte-Nord cette semaine

Un échantillon est prélevé pour un test de dépistage de COVID-19, le 2 mars 2021 à Saarbrucken, en Allemagne.

Un deuxième centre de dépistage a ouvert ses portes à Baie-Comeau lundi (archives).

Photo : Associated Press / Jean-François Badias

Radio-Canada

Le bilan de la région ne cesse de grimper, les éclosions se multiplient et l’inquiétude gagne les autorités nord-côtières. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord implore la population de respecter les mesures sanitaires avant qu’il ne soit trop tard.

Depuis le début du mois d’avril, 44 cas de COVID-19 ont été enregistrés dans la région, alors que seulement 5 cas avaient été enregistrés pendant tout le mois de mars.

Hausse des cas attendue

Le CISSS s’attend à une augmentation des cas de COVID-19 cette semaine.

Le médecin spécialiste en santé publique au CISSS, Dr Richard Fachehoun, répète sa demande des derniers jours : les Nord-Côtiers doivent agir maintenant en respectant scrupuleusement les consignes sanitaires afin de contrer l’explosion des cas.

Actuellement, il y a près de 300 contacts étroits en isolement. [De ces] contacts étroits en isolement, une bonne proportion pourrait devenir des cas dans les jours à venir, prévient le médecin.

Trois raisons expliqueraient la hausse de cas en cours : les déplacements vers d’autres régions, la venue de visiteurs d’autres régions et les rassemblements privés.

Le docteur Richard Fachehoun accorde une entrevue à Radio-Canada.

Le Dr Richard Fachehoun demande depuis plusieurs jours aux Nord-Côtiers d'agir pour freiner la propagation du virus (archives).

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

La virulence du variant britannique inquiète

Sur la Côte-Nord, 24 cas d'infection par le variant britannique du virus sont recensés lundi.

Le Dr Fachehoun indique que la virulence de ce variant est observée lors des enquêtes épidémiologiques sur la Côte-Nord.

Je suis très inquiet, car presque tous nos cas sont dus au variant du Royaume-Unis, qui est 1,7 fois plus contagieux. Ce que ça veut dire, et ce qu’on remarque lors de nos enquêtes, c’est que dès qu’il y a un cas dans une famille, presque toute la famille devient infectée, raconte le médecin-conseil.

Le Dr Fachehoun affirme également qu’il faut s’attendre à une augmentation des hospitalisations et que cela pourrait mener à du délestage pour d'autres soins dans la région.

Un nouveau centre de dépistage à Baie-Comeau

Alors que plus de 50 % des cas enregistrés depuis le début du mois d’avril se trouvent dans la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, la demande pour le dépistage explose.

Pour y répondre, un deuxième centre de prélèvement pour le dépistage de la COVID-19 a ouvert ses portes lundi matin à Baie-Comeau sur le boulevard Comeau.

Le PDG intérimaire du CISSS, Claude Lévesque, indique que ce deuxième centre était nécessaire.

Ce matin, depuis 8 h à l'ouverture du centre, on a au-delà de 2200 rendez-vous de pris pour des prélèvements de dépistage. Nous aurions bien voulu éviter la troisième vague de COVID-19, mais force est de constater qu'elle est parmi nous, se désole le PDG.


Le centre de dépistage de Covid-19 de Baie-Comeau.

Avant lundi, le seul centre de dépistage de Baie-Comeau était adjacent à l'hôpital (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Inquiétude pour la saison estivale

Le CISSS n’est pas seul à implorer le respect des mesures sanitaires pour rétablir la situation.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, demande à la population de doubler sa vigilance et de limiter ses contacts au maximum, car il s'inquiète notamment de la saison touristique qui arrive à grands pas.

Je suis préoccupé par la saison touristique qui se prépare. Le message qu'on donne partout actuellement au Québec, c'est que la Côte-Nord est fermée, la Côte-Nord n'est pas accessible, donc ça met de l'insécurité chez les promoteurs touristiques actuellement, s’inquiète le maire Montigny.

Par ailleurs, le Dr Fachehoun indique que la santé publique évalue présentement la possibilité de demander un changement de palier d’alerte pour la région. Le cas échéant, l’ensemble de la région verrait sa couleur changer et pas seulement les MRC les plus touchées, précise le médecin.

Avec des informations de Zoé Bellehumeur et de Marie Kirouac

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