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Les ventes de véhicules récréatifs explosent en Abitibi-Témiscamingue

Des roulottes de camping

Il ne reste plus qu'une trentaine de roulottes en inventaire au Centre de Camping d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les nombreuses restrictions entourant les voyages depuis un an ont fait exploser les ventes de véhicules récréatifs (VR) et de véhicules hors route en Abitibi-Témiscamingue. Les ventes de ces produits ont doublé depuis un an chez plusieurs concessionnaires, mais les difficultés d’approvisionnement empêchent les ventes de croître de façon encore plus fulgurante.

Employé chez Scie & Marine Ferron de Ville-Marie, Dany Girard avance que les Témiscamiens ont choisi d’investir ailleurs leurs « dollars-loisirs ».

Le marché du sport récréatif a facilement doublé depuis l’année passée. Avant ça, la majorité du monde, probable qu’ils voyageaient ou quoi que ce soit. Maintenant, ils ne voyagent plus, donc ça prend quelque chose pour s’amuser localement, soutient-il.

Des bateaux chez un concessionnaire de véhicules récréatifs.

Les bateaux et véhicules hors route sont en forte demande chez Scie & Marine Ferron à Ville-Marie.

Photo : Courtoisie

Du côté de Val-d’Or, le président de Béric Sports, Albéric Charette, affirme ne pas être en mesure de regarnir les inventaires.

Le problème qu’on a, malgré la hausse des ventes, c’est qu’il n’y a pas de matériel pour venir remplacer. On a commandé 50 roulottes et on en a reçu 4. Ça ne rentre pas, il ne nous reste quasiment plus de roulottes dans la cour, déclare-t-il.

Aux prises avec les mêmes problèmes d’approvisionnement, le directeur général des centres de camping d’Amos et La Sarre, Pier-Luc Levasseur-LaBrecque, indique que ces difficultés sont causées en bonne partie par le fait que la majorité des produits sont fabriqués aux États-Unis. Il affirme toutefois que la situation est telle que même les fournisseurs basés au Québec peinent à répondre à la demande.

Le Centre de Camping d'Amos

Comme les autres concessionnaires de la région, le Centre de Camping d'Amos peine à répondre à la demande pour les véhicules récréatifs.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Alors que son entreprise possède normalement près de 150 véhicules récréatifs en inventaire à ce moment de l’année, M. Levasseur-LaBrecque indique n’avoir plus qu’une trentaine de VR à vendre. Il ajoute qu’il n’est pas trop tôt pour planifier l’achat d’un tel véhicule en vue de 2022.

L’engouement pour cet été, ça a commencé en février dernier. Les gens ont commencé à réserver ou à mettre des dépôts sur les unités pour réserver en vue du printemps. À ce stade, je ne peux même pas garantir la réception d’un bien pour cet été. J’ai beaucoup de commandes de gens qui vont prévoir pour l’année prochaine, car pour l’instant, on ne peut pas donner de date de production, stipule M. Levasseur-LaBrecque.

Les véhicules hors route ont la cote

Alors que l’engouement pour le camping est bien présent depuis un an, force est de constater que le phénomène est semblable en ce qui concerne les véhicules de plaisance.

On a commandé 150 motomarines et on n’en a plus une à vendre. Ils nous en ont coupé une partie parce qu’ils ne fournissent pas à les faire. Les quatre-roues, ça a été pareil. Les quotas qui rentrent, ils sont vendus à mesure, on n’a plus rien présentement, explique le président de Béric Sports, Albéric Charette.

Que ce soit pour les VTT, les côte-à-côtes ou encore les bateaux, l’engouement observé est le même du côté de Ville-Marie. Selon Dany Girard, un acheteur potentiel aurait présentement de fortes chances de se retrouver sur une liste d’attente.

Si vous savez exactement le modèle que vous recherchez, on peut regarder s’il n’y a pas un concessionnaire qui nous le laisserait aller. Les modèles qu’on a commandés en septembre l’an passé ne sont pas encore arrivés, mais ils s’en viennent, avance-t-il avec espoir.

Pour Albéric Charette, il est difficile de ne pas se réjouir de cette hausse fulgurante des ventes, bien que certains clients ne soient pas en mesure de mettre la main rapidement sur le véhicule convoité.

Pour nous, c’est formidable. Ce n’est pas juste nous, c’est tout le monde dans les régions. En Abitibi, j’entends parler que c’est bon partout. Ça va être un peu plus triste cet été. S’ils ne débloquent pas de roulottes, on va faire pitié, mais à date, c’est extraordinaire, je n’en reviens pas, conclut-il.

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