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Les cas de variants en hausse marquée, principalement au Saguenay

Donald Aubin

Le Dr Donald Aubin, directeur de la santé publique au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Photo : Radio-Canada

Le nombre de cas de variants de la COVID-19 connaît une progression importante dans la région, principalement au Saguenay. Entre samedi et lundi, 43 cas ont été décelés. Au cours des trois jours précédant cette période, soit entre mercredi et vendredi de la semaine dernière, la santé publique n’en avait recensé que cinq.

Directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin confirme que le portrait actuel au Saguenay-Lac-Saint-Jean force le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) à scruter à la loupe l’évolution de la situation.

On ne voudrait pas que ça parte en flèche comme on l’a vu l’automne passé. D’un autre côté, on veut s’assurer que la sécurité soit suffisante sans qu’il y ait trop de mesures parce que c’est dur pour la population, on est bien conscients de ça. On essaie de maintenir un équilibre. Pour le moment, on voit que ça se situe entre 30 et 40 cas par jour depuis trois ou quatre jours, mais globalement on a regardé l’ensemble de la semaine passée et on s’est maintenu dans une moyenne qui était quand même respectable , analyse le Dr Aubin.

Principalement au Saguenay

Si le nombre de cas de la première forme de la COVID-19 demeure plus présent au Lac-Saint-Jean, les cas de variants se trouvent principalement au Saguenay. Il s’agit, selon le Dr Aubin, du variant britannique, même si tous les cas détectés jusqu’ici l’ont été par criblage et non par la technique du séquençage.

Avec le virus antérieur, on avait environ une quinzaine de minutes qu’on disait à l’intérieur de ça, c’est quand même sécuritaire, avec une certaine distance. On parlait de deux mètres. À présent, avec le variant, on voit que le délai peut être beaucoup plus court. Quelques minutes et le risque est quand même présent. On voit que c’est un virus qui se propage beaucoup plus vite, avec beaucoup plus de facilité , fait-il valoir.

Les gens peuvent se sentir protégés, mais ce n’est pas le cas.

Tous les variants ne sont pas très virulents. Plusieurs milliers se sont développés avec la COVID, sauf qu’il y en a quelques-uns qui ont développé une capacité de se propager beaucoup plus que d’autres. C’est justement ceux-là qu’on suit de près […]. Lorsqu’on parle du variant britannique, il a une capacité de 45 % à 50 % plus grande de propagation. Donc, il faut être très prudent , insiste le grand patron de la santé publique.

Prudence, martelé à moult reprises par le directeur au cours des derniers mois, demeure donc le mot d'ordre , particulièrement avec le retour du beau temps et les discussions entre voisins qu’il peut provoquer.

Le risque est quand même assez grand au Saguenay, en raison de ça. C’est embêtant parce que le virus de type variant nous fait vraiment craindre le pire. Le potentiel est quand même important.

Une citation de :Dr Donald Aubin, directeur régional de la santé publique

Pas de resserrement des règles, pour l'instant

Il n’est pas question, pour l’instant, de rigidifier les mesures sanitaires ou de faire passer la région au palier d’alerte rouge.

On n’est pas en train de vouloir procéder à un isolement d’un territoire ou l’autre. On est en train d’observer la situation , confirme le grand patron de la santé publique régionale. Donald Aubin ne nie pas que l’augmentation des cas de variants tend à démontrer que la population a baissé la garde pendant le congé de Pâques.

Il y a eu des liens, c’est sûr. On a vu qu’il y a eu plus de rassemblements pendant la fin de semaine de Pâques. On commence à voir certains rebonds, un peu moins qu’on le pensait, mais c’est encore tôt , enchaîne-t-il.

Au sujet de l’éclosion qui touche la troupe Québec Issime, le directeur croit qu’il s’agit d’un exemple probant de la virulence du variant britannique.

Malgré tous les protocoles sanitaires, il y a éclosion. […]. Les équipes d’enquête de la santé publique travaillent à retracer la chaîne de propagation pour chaque cas de variant décelé. Pour Québec Issime, la situation est plus complexe puisque le groupe était à Québec lorsque des membres de la troupe ont contracté le virus , met-il en relief.

Par exemple, un membre du groupe est enseignant. Le fait qu'il ait contracté le virus a engendré la fermeture de plusieurs classes au sein d'une même école.

On retire tous les gens qui ont eu un contact direct ou de proximité le moindrement. Ensuite, on fait l’enquête pour essayer de voir dans quels lieux ils ont circulé et les gens qui auraient pu être en contact avec ces cas-là et on les retire aussi. Pour les gens qui sont retirés, on est obligés de retirer leur entourage , poursuit Donald Aubin, qui rappelle que l’approche pour lutter contre la propagation des variants est beaucoup plus agressive et restrictive.

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