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10 nouveaux malades au N.-B. et des cas confirmés du variant sud-africain

Jennifer Russell assise en conférence de presse.

La Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, estime que tous les nouveaux cas de COVID-19 seront désormais des cas de variants.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Dix nouveaux cas de COVID-19 ont été signalés au Nouveau-Brunswick lundi, dont six dans la région d’Edmundston, où une flambée de cas a mené à une nouvelle période confinement en fin de semaine. La santé publique confirme également de nouveaux cas du variant sud-africain.

Dans la région d’Edmundston, deux des six nouveaux malades avaient eu des contacts étroits avec un autre cas déjà connu des autorités sanitaires, mais les autres font l’objet d’une enquête. 

Le nombre total de malades a cependant légèrement diminué dans la région au cours des dernières 24 heures. Il y a 109 cas actifs de COVID-19 dans le Nord-Ouest lundi, soit six de moins que la veille. La province compte 145 cas actifs.

Quatre nouveaux cas sont par ailleurs signalés dans la région de Moncton. Un de ces cas est lié à un voyage et les trois autres font l’objet d’une enquête. De nombreux avis d’expositions à la COVID-19 à Moncton ont d'ailleurs été publiés au cours des dernières 24 heures.

Dix-huit personnes sont hospitalisées et 13 d’entre elles sont à l’unité de soins intensifs.

Deux cas du variant sud-africain

Deux cas supplémentaires du variant sud-africain de la COVID-19 ont été dépistés dans la province, a annoncé la santé publique.

Ces cas avaient été signalés plus tôt ce mois-ci dans la région de Saint-Jean. L’une des personnes concernées revenait d’un voyage à l’étranger et l’autre avait eu des contacts étroits avec cette première personne.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, a affirmé au cours des derniers jours que tous les nouveaux cas de COVID-19 dans la province seront considérés comme étant des cas de variants.

Le variant britannique est notamment responsable de l’éclosion en cours dans le Nord-Ouest.

Le maire d’Edmundston supplie les citoyens de rester à la maison

Le centre-ville d'Edmundston est presque vide, le 12 avril 2021, alors que la région est en confinement en raison d'une hausse de cas de COVID-19.

Le centre-ville d'Edmundston est presque vide, alors que la région est en confinement en raison d'une hausse de cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Le maire suppléant d'Edmundston, Éric Marquis, implore les résidents du Nord-Ouest de se confiner, alors que les cas continuent d’augmenter dans la région.

Il affirme qu’il est frustrant d’apprendre que certains citoyens continuent de sortir de chez eux [pour des raisons non essentielles], malgré la présence accrue du virus, mettant ainsi à risque leurs concitoyens.

Il encourage les gens de sa région à faire preuve de courage et de résilience.

Le moral est affecté. La santé mentale est affectée. Les gens veulent voir la fin de ceci. Notre région est actuellement dans une autre période qui est très creuse, ça a un son de défi chez chacune de nos familles. C’est difficile, sauf que je remarque que les gens ont bon espoir qu’on va passer au travers, les gens ont l’esprit ouvert à recevoir la vaccination et on a bon espoir qu’on va voir la fin de cette mauvaise passe, dit-il.

Une situation inévitable

Éric Marquis portant un masque.

Le maire suppléant d'Edmundston, Eric Marquis

Photo :  CBC / Gary Moore

Un confinement complet a été imposé en fin de semaine dans les régions d'Edmundston et du Haut-Madawaska en raison de la présence de variants du coronavirus jugé plus contagieux et d’un risque accru de transmission communautaire. Le confinement comprend la fermeture temporaire de toutes les entreprises non essentielles et l’enseignement à distance pour les élèves.

Malheureusement, on savait que la situation était inévitable étant donné le nombre de cas qui continue d’augmenter. Toute la question aussi du variant qui est très présent dans notre région et le fait que l’Hôpital régional d’Edmundston est à capacité au niveau de ses soins intensifs, explique Éric Marquis.

Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick avait connu, en janvier, une autre phase de confinement qui avait duré deux semaines. Des commerçants disent que la situation est difficile. Edmundston consulte ses partenaires dans l’espoir de les aider.

La municipalité travaille en collaboration avec la Chambre de commerce et la province pour tenter de trouver des solutions pour essayer d’aider nos entrepreneurs qui vivent ces moments extrêmement difficiles. On est en attente d'avoir une rencontre avec la province pour voir comment il pourrait peut-être y avoir un programme pour aider nos entrepreneurs à passer à travers cette mauvaise période, explique Éric Marquis.

Éric Marquis affirme que de nouvelles séances de vaccination devraient avoir lieu dans la région au cours des prochains jours.

On continue de travailler très fort avec la province pour avoir plus de vaccins, mais aussi pour cibler les groupes d’âge plus jeune parce qu’on le sait, à l’heure actuelle, ce sont nos personnes plus jeunes, les 55 ans et moins, qui sont frappés de plein fouet par la COVID-19. On souhaite que la vaccination va aller plus rapidement pour qu’on puisse vacciner ces gens-là le plus rapidement possible, souligne Éric Marquis.

Le point sur la situation à l’hôpital d'Edmundston

La devanture d'un hôpital. Une dame, de dos, s'y dirige.

La situation est critique à l'Hôpital régional d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

L’Hôpital régional d’Edmundston comptait, lundi matin, 11 patients atteints de la COVID-19, selon le Réseau de santé Vitalité. Sept d’entre eux sont aux soins intensifs, dont six qui sont branchés à des respirateurs. Les quatre autres patients se trouvent dans l’unité COVID-19.

Deux patients atteints de la COVID-19 ont été transférés à Fredericton jusqu’à présent, l’un le 6 avril, l’autre le lendemain.

Le service des urgences de l’hôpital est toujours ouvert pour les personnes qui ont besoin de soins urgents. Vitalité demande aux patients qui n’ont pas besoin de soins urgents de ne pas se présenter aux urgences et de prendre plutôt un rendez-vous auprès de leur médecin de famille ou de leur infirmière praticienne, ou de se présenter à une clinique sans rendez-vous, de consulter leur pharmacien ou le service Télé-Soins 811.

Certains services ambulatoires ainsi que les chirurgies non urgentes sont réduits temporairement, ajoute Vitalité. Les personnes qui ont un rendez-vous peuvent s’y rendre comme prévu. Si des rendez-vous doivent être reportés, Vitalité communiquera avec les patients concernés.

Par ailleurs, les visites aux patients sont interdites, à l’exception de ceux en obstétrique, en pédiatrie, aux soins intensifs, aux soins palliatifs et de ceux qui recevront de l’aide médicale à mourir.

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