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L'idée de désarmer certains policiers du SPVM inquiète la Fraternité

Deux policiers près d'un espace occupé par des sans-abri à Montréal.

Des interventions de routine comme celle-ci nécessitent-elles que les policiers soient armés? Les membres de Projet Montréal pensent que non.

Photo : Ivanoh Demers

La proposition de Projet Montréal de créer des patrouilles policières non armées inquiète grandement le syndicat des agents du SPVM, qui a demandé à ses avocats de se pencher sur le dossier.

Dans un message aux membres transmis lundi, la Fraternité des policiers et policières dénonce le manque de pragmatisme du parti au pouvoir [...] en matière de police.

Son président Yves Francoeur, qui n'en est pas à ses premiers démêlés avec la mairesse Valérie Plante, s'insurge du fait que les membres de Projet Montréal, qui étaient réunis en congrès en fin de semaine, aient adopté la proposition de trois associations locales afin de désarmer certains patrouilleurs du SPVM.

Leurs militants suggéraient en fait de modifier le programme du parti afin de revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu, en s’inspirant de l’expérience de certains pays européens, où seules certaines brigades spécialisées sont armées, et mettre en branle un projet pilote à cet effet.

Ladite proposition a finalement été adoptée – le tout sans égard au contexte, déplore la Fraternité des policiers, qui rappelle que Montréal se trouve à quelques dizaines de kilomètres d'une frontière poreuse au-delà de laquelle l'on retrouve le plus grand réservoir d'armes à feu de la planète.

Toute approche susceptible de mettre en danger ses membres ou les citoyens et citoyennes fera l'objet de la plus grande attention de la part de la Fraternité.

Une citation de :Extrait du message aux membres transmis par le syndicat lundi

Cette proposition, poursuit le syndicat, s'ajoute à une autre, adoptée le week-end dernier, visant à réformer et réorienter les financements du SPVM, en misant sur des services de sécurité publique de proximité, adaptés aux besoins des citoyens et aux réalités communautaires.

Bien que la mairesse ait souligné dimanche qu'il n'était pas question de « définancer » la police, la Fraternité estime que la proposition en question laisse craindre que des idéologues provoquent la dégradation de la sécurité publique dans la métropole.

Aussi, le syndicat a demandé à ses avocats de fouiller le dossier, qui soulève selon lui de nombreuses questions relatives, entre autres, à la santé et à la sécurité au travail au moment où les armes de poing se répandent dans les rues de Montréal.

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