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Éric Deshaies complète 10 marathons en 10 jours

Le Gatinois a couru chaque fois les 42,2 km en moins de 3 h 20 min.

Un coureur en action près d'un petit boisé porte des lunettes de soleil et un chandail à manches longues bleu et jaune.

Éric Deshaies a participé à des courses d'endurance partout dans le monde.

Photo : Gracieuseté de Richard McDonald

J’ai juste envie de courir, disait Forrest Gump, dans le fameux film de Robert Zemeckis, lorsqu’on lui demandait pourquoi il traversait l’Amérique d’un océan à l’autre. Le Gatinois Éric Deshaies pourrait offrir un peu la même réponse après avoir complété son 10e marathon en 10 jours, lundi après-midi.

Habitué des courses d’endurance, l’athlète de 48 ans avait juste envie de courir.

Il s’est lancé ce défi personnel parce qu’il avait des fourmis dans les jambes de ne pas pouvoir participer à différentes courses en raison de la pandémie.

C’est douloureux! Mais c’est sûr que je suis content. C’est chaque jour, de plus en plus dur. Je pensais que ce serait plus facile parce qu’il en restait moins, mais c’est toujours plus difficile. Avec le vent aujourd’hui, j’ai travaillé fort, a dit Éric Deshaies quelques minutes après avoir complété son dernier parcours.

Deux coureurs participent à un marathon. On les voit sur le bord de la route avec quelques voitures à l'arrière.

Éric Deshaies (à gauche) lors d'un marathon en compagnie de son bon ami Richard Turgeon, lui aussi ultra-marathonien.

Photo : Gracieuseté de Richard McDonald

Tu penses à la douleur et tu sais que ça va faire mal. Alors, mentalement, tu te dis que tu vas encore te faire mal pendant un peu plus de trois heures.

Une citation de :Éric Deshaies, coureur d'endurance

Non seulement le coureur a complété ses 10 marathons en autant de jours, mais il a aussi complété la distance de 42,2 km en moins de 3 h 20 min à chaque occasion.

Éric Deshaies s’était fixé cet objectif qui est le standard de participation au marathon de Boston. Son temps le plus rapide a été de 3 h 04 min 59 sec lors de sa quatrième course, alors que son dernier marathon a été le plus difficile avec un temps légèrement inférieur à 3 h 19 min.

Tout tourne autour de mon défi depuis 10 jours. Ma femme a continué de travailler et les enfants étaient à l’école à la maison. De mon côté, tout était conditionné autour de mon défi. À un certain moment, c’est devenu lourd de penser juste à ça, a souligné le coureur pour décrire l’aspect mental et physique de son challenge.

Un homme court dans la rue avec un chandail et des espadrilles rouges.

Éric Deshaies a complété 10 marathons en 10 jours entre le 3 et le 12 avril 2021. Chaque fois, il a parcouru la distance en moins de 3h20, le standard de qualification pour le marathon de Boston.

Photo : Gracieuseté de Richard McDonald

Le travailleur du milieu de la santé doit reprendre le travail dès mardi et s’attend à avoir de bonnes courbatures. La course des derniers jours est un des grands défis qu’il a relevé, selon lui.

J’ai déjà fait de longues courses en distance, mais qui ne durent que 3-4 jours. Le défi est différent et le rythme rendait ça plus dur physiquement, mais c’était plus court au quotidien. Ça m’a fait penser au Marathon des sables qui était sur plusieurs étapes, a mentionné Éric Deshaies.

Un défi suivi partout

Au cours des derniers jours, le Gatinois a fait le plein d’abonnés sur les médias sociaux. Des gens de partout l’ont contacté et ont pris un malin plaisir à suivre son exploit.

J’ai couru plus tard lors d’une journée parce qu’il faisait chaud et en revenant, mon cellulaire était rempli de messages de gens qui s’inquiétaient et se demandaient si j’étais blessé. J’ai eu des messages de gens de Québec et de la Gaspésie. Patrick Charlebois, qui a réalisé cet exploit il y a quelques années, m’a aussi contacté. L’engouement a été le fun, s’est étonné Éric Deshaies.

Deux hommes courent dans une rue.

Le coureur Éric Deshaies (à gauche) lors d'un défi de course à Gatineau.

Photo : Gracieuseté de Éric Deshaies

Ce défi était égoïste de ma part. C’était un défi pour moi parce qu’il n’y avait pas de courses. Mais les gens sont embarqués et m’ont suivi.

L’athlète, aussi entraîneur en triathlon, ne s’attend pas à renouveler le défi de sitôt. Ses abonnés pourront toutefois continuer de le suivre sur les médias sociaux.

Forrest Gump disait aussi que la vie est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Éric Deshaies, lui, ne sait jamais dans quel genre de défi il va bientôt se lancer.

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