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Policiers de père en fils : 42 ans de carrière pour Floyd McBride

Un policier de la Sûreté du Québec et un de la Police de la Première Nation de Timiskaming posent devant leur voiture respective.

Matthew et Floyd McBride sont la deuxième et troisième génération de policiers.

Photo : gracieuseté

Tanya Neveu

Un policier de la Première Nation de Timiskaming tire sa révérence après plus de 42 ans à œuvrer au sein de la police autochtone.

Floyde McBride est retraité depuis le 31 mars dernier. Policier pendant 42 ans et 10 mois, il a suivi les traces de son père. Son fils a aussi choisi le même métier, ce qui le rend très fier.

Quand j’ai commencé en 1978, je n’avais pas de bureau, pas de téléphone, je n’étais pas armé, j’avais juste un véhicule de patrouille. J’étais seul. C’était ça dans le temps et je gagnais 4,35 $ de l’heure, raconte Floyd McBride.

À travers les années, les choses ont évolué. Aujourd’hui, il peut compter sur plusieurs collègues de travail et des équipements modernes. À ses dires, l’avenir est prometteur pour la relève.

Son souvenir le plus difficile demeure toutefois le manque de ressources financières pour pouvoir assurer un travail adéquat.

On était sous-financé, mais on avait quand même un service à donner à la population. On a réussi quand même, se réjouit-il.

Troisième génération

Dès le 1er avril 1997, Floyd McBride a travaillé dans la Première Nation de Timiskaming, aux limites du village de Notre-Dame-du-Nord.

Floyd McBride pose en uniforme, une médaille dans un boîtier à la main.

Floyd McBride a reçu plusieurs distinctions au cours de sa carrière de 42 ans.

Photo : gracieuseté

D’abord formé pour travailler dans les mines, il affirme avoir choisi le métier de policier en raison de son propre père.

Peut-être que j’ai eu une influence de mon père. Il était aussi policier pour la Gendarmerie royale du Canada, dit-il.

En 42 ans, il a reçu plusieurs distinctions, dont la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. Toutefois, ce qui lui donne de la fierté dans la voix, c’est de parler du cheminement de ses enfants.

Sa fille est directrice du Centre de la petite enfance Pidaban, dans la communauté. Au cours de la dernière année, il a travaillé avec elle dans le comité pandémie.

Son fils a suivi ses traces. Il est devenu policier à son tour.

Avoir travaillé avec mes deux enfants, ça a été la cerise sur le sundae, les voir se développer, être capables de contribuer à la société d’une manière positive. Ce qui m’a donné beaucoup de fierté aussi, c’est de voir mon fils rentrer dans la police, troisième génération de police.

Une citation de :Floyd McBride

Les traces de mon père

Son fils, Matthew McBride, est directeur du poste de police de Ville-Marie depuis février 2020. Il assure que son père a été une influence pour lui.

Quand tu as grandi là-dedans, que tu as toujours vu ton père en uniforme, aller à la station de police, c’est sûr que ça m’a attiré là-dedans, admet Matthew McBride.

Rapidement, il a été à même de constater la notoriété de son père dans le monde policier.

Surtout en commençant ma carrière, voir l’influence qu’il avait sur des partenaires de la Sûreté du Québec ou d’autres avec qui on travaille. Les commentaires que j’ai eus, tu vois qu’il a une grande expérience, son nom est très connu. Peu importe où j’allais, le nom Floyd McBride, les gens savaient qui c’était, relate Matthew McBride.

Du temps pour soi

Des cafés jusqu’à 10 h le matin, rien qui presse. Je vais commencer à regarder pour de petits projets que j’ai remis à la maison, des rénovations de maison et de garage. C’est ce qui attend Floyd McBride, maintenant retraité.

Opération policière conjointe de la Sûreté du Québec avec la police provinciale de l'Ontario et les policiers de Timiskaming First Nation pour réduire la vitesse à l'approche des villes et villages.

Floyd McBride (à droite) lors d'une opération conjointe entre la police de la Première Nation de Timiskaming, la Sûreté du Québec et la Police provinciale de l'Ontario (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Quand on lui demande s’il est fier de sa carrière, la réponse ne tarde pas à venir, même si l’homme de 65 ans reste très humble dans ses commentaires.

Je ne regrette rien. Beaucoup de mes projets, mes passe-temps, je les ai mis sur la tablette à cause de ma carrière. Là, je vais porter un peu plus d’attention à moi-même et on verra après. J’ai fait 42 ans. La plupart des policiers qui quittent, c’est entre 28 et 32 ans, dit-il en riant.

Floyd McBride accorde une très grande importance à l’approche communautaire et rappelle que chaque intervention a sa raison d’être.

Il ne faut jamais oublier que quelqu’un qui vient vous parler, peu importe ce qui est arrivé avant ou ce qui est prévu dans la journée, c’est peut-être la première et la dernière fois qu’il va venir vous voir. Il doit partir avec un bon souvenir. Il faut toujours qu’il sente qu’il a eu une satisfaction de sa visite, peu importe la raison de sa visite, une plainte ou une victime.

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