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Aucune libération conditionnelle avant 14 ans pour le meurtrier du métro de Toronto

John Reszetnik avait plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

Illustration judiciaire de John Reszetnik.

John Reszetnik ne connaissait pas sa victime de 73 ans.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Jean-Philippe Nadeau

À Toronto, John Reszetnik est condamné à la prison à vie sans droit de libération conditionnelle avant 14 ans pour avoir poussé un homme dans le métro de la ville en 2018.

John Reszetnik avait expliqué qu'il croyait que l'homme qu'il venait de pousser devant un train du métro était le propriétaire de son appartement et que ce dernier venait de l'expulser des lieux.

Or, l'audience sur la détermination de la peine, le mois dernier, a permis de vérifier l'information, qui s'est révélée fausse.

John Reszetnik ne connaissait pas sa victime de 73 ans, Yosuke Hayahara.

À l'époque du meurtre, John Reszetnik avait évoqué une heure après son geste des troubles de santé mentale à cause de ses antécédents d'anxiété et de dépression.

Le meurtrier de 56 ans avait été arrêté sur-le-champ, lorsqu'il avait confessé son crime à un pompier à la station de métro Bloor-Yonge le matin du 18 juin 2018.

John Reszetnik avait été jugé apte à subir son procès après un premier examen psychiatrique en détention en décembre dernier.

Il avait ensuite été automatiquement condamné à la prison à vie après avoir plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

Photo de superviseurs portant un dossard orange et d'usagers qui attendent de monter à bord d'un autobus.

Des autobus de remplacement avaient été déployés à la station Bloor-Yonge, qui avait aussitôt été fermée après le meurtre de Yosuke Hayahara.

Photo : CBC/Grant Linton

Le juge John McMahon, de la Cour supérieure de l'Ontario, avait alors ordonné un second test psychiatrique pour être sûr que l'accusé était sain d'esprit au moment de son crime avant de le condamner.

John Reszetnik avait alors refusé de se soumettre à de nouveaux examens.

Raisonnement du magistrat

Dans sa sentence, le juge McMahon a affirmé lundi que la protection du public et le risque de récidive avaient été déterminants dans le calcul de la peine. Il faut dissuader quiconque d'imiter son geste brutal, horrible et insensé, a-t-il ajouté.

Il a en outre déclaré qu'il ne pouvait que s'appuyer sur les preuves devant lui, faute d'avoir un rapport d'évaluation psychiatrique en bonne et due forme.

L'avocate de la défense, Elizabeth Gaudet, avait présenté les antécédents de santé mentale de son client et révélé à la cour que son médecin lui avait prescrit des médicaments contre la dépression et l'anxiété.

Vue intérieure du Centre de détention du Sud de Toronto.

John Reszetnik était incarcéré au Centre de détention du Sud de Toronto depuis son arrestation. Il sera maintenant transféré dans un pénitencier fédéral.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le juge a toutefois souligné qu'on ne saura jamais si le meurtrier prenait de tels médicaments au moment où il a perpétré son crime, faute de collaboration de sa part.

Je ne peux donc m'avancer en conjecture et le rapport psychiatrique sur l'aptitude à subir un procès ne répond pas aux questions spécifiques sur le risque de récidive, la possibilité de réinsertion sociale et l'admissibilité à la libération conditionnelle.

Une citation de :John McMahon, juge de la Cour supérieure de l'Ontario

Le magistrat a néanmoins tenu compte des aveux de l'accusé, de ses remords et des excuses qu'il a présentées à la famille de sa victime lors de l'audience sur la détermination de la peine.

Il a en revanche pesé de nombreux facteurs aggravants, comme la nature et l'endroit du crime, et l'impact du meurtre sur la famille de la victime et sur la communauté, en particulier le chauffeur du train et les usagers du métro ce matin-là.

La Couronne avait suggéré la libération conditionnelle dans 15 ans et la défense, dans 12  ou 13 ans.

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