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Le concept des « rues scolaires » s’installe à Vancouver

Trois écoles voient leurs abords sécurisés aux heures d’entrée et de sortie des classes.

Des enfants dessinent sur la chaussée. Devant eux, une barricade où il est écrit : «rue fermée».

La 43e Rue, entre la rue Ontario et la rue Manitoba, devant l'École Sir William Van Horne est fermée à la circulation durant 30 minutes au moment où les parents viennent déposer et récupérer leurs enfants.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

Aux abords de certaines rues de Vancouver, vous pouvez désormais voir des barrières délimitant les « School Streets » ou « rues scolaires ». L'idée : fermer un tronçon de rue à la circulation automobile pour le rendre sécuritaire, mais aussi inciter les élèves et les parents à se déplacer différemment.

C’est l’objectif de ce projet pilote initié par la Municipalité en partenariat avec la Commission scolaire de Vancouver (VSB).

Du 12 avril au 7 mai, les rues face aux écoles élémentaires Sir William Van Horne, Lord Roberts et Hastings seront fermées à la circulation durant les jours d'école et lorsque les parents déposent leurs enfants et viennent les récupérer.

Il y a un pâté de maisons désigné à côté de chacune des écoles dans lequel il n'est pas permis aux voitures d'entrer ou de sortir. Si des voitures sont garées là, elles peuvent rester. Et donc, la rue est vraiment ouverte aux personnes qui se rendent à l'école et en reviennent, explique Carmen Cho, la présidente du VSB.

Cette initiative veut aussi donner l'envie à la communauté scolaire de se rendre à l'école en vélo, à pied ou par tous moyens de transport sauf les véhicules motorisés.

L'un des objectifs est de favoriser des choix de transport plus actif et de favoriser un transport à faible émission de carbone, ajoute Carmen Cho.

Une bouffée d'air frais

Cette année, nous avons constaté qu'il y avait beaucoup plus de voitures que d'habitude à cause de la pandémie, explique Mariaja Velickovic, la coordonnatrice en durabilité de l’École Sir William Van Horne, qui précise que l'un des objectifs du projet est aussi d'améliorer la qualité de l'air.

Avec la fermeture des pâtés de maisons pendant 30 à 45 minutes, selon l'école, c'est une bouffée d’air frais qui est insufflée dans le paysage scolaire, ajoute Carmen Cho, car cela réduit la pollution atmosphérique créée par les embouteillages.

À l'École Sir William Van Horne, 75 % des parents d’élèves ont voté en faveur de la mise en place du projet pilote.

Selon le directeur de l'établissement, Stephen Leung, l’initiative rend également les environs des écoles plus sécuritaires pour les enfants : La circulation aux abords des écoles a toujours été un sujet de préoccupation. Et toute occasion que nous avons pour améliorer la sécurité est une occasion que nous sommes heureux de saisir.

« Rassembler la communauté »

Avec ce projet Mariaja Velickovic, souhaite aussi que la communauté scolaire de l'École Van Horne puisse reprendre certains liens sociaux.

Nous avons déjà parlé avec les enseignants. Nous leur fournirons des camions pour qu'ils puissent organiser des activités dans la rue et en faire une rue communautaire. Ce qui est important, c'est non seulement d'effectuer des transports actifs, mais de rassembler la communauté , explique-t-elle.

Et sur place, les parents d'élèves et les enfants sont enthousiasmés par cette première journée.

Gregg Sayer, le président du conseil consultatif des parents d'élèves de l'école élémentaire Sir William Van Horn fait le même constat et dit voir dans le projet des School Streets un point lumineux durant la pandémie.

Sa fille, Quin Sayer dit apprécier le concept : C'est vraiment amusant. J'aime les collations et dessiner a la craie sur la chaussée. C'est génial.

Étendre le projet à d'autres écoles?

Pour le moment, la Ville de Vancouver ne prévoit pas d'étendre le projet à d'autres écoles. Cependant, elle indique que les résultats du projet pilote détermineront si il est possible d'appliquer le concept dans d'autres établissements scolaires.

Nous allons recueillir les réactions des communautés scolaires et des habitants des quartiers. Cela va nous permettre d'utiliser ces informations pour voir s'il s'agit de quelque chose que nous pouvons mettre en place dans d'autres écoles de la ville, précise Dale Bracewell, le directeur de la planification des transports de la Municipalité.

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