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20 ans d'aide et d'écoute pour l'organisme Hommes Sept-Îles

La maison Oxygène Jack Monoloy est une ressource d'hébergement pour l'organisme Hommes Sept-Îles.

Parmi les services d'Hommes Sept-Îles, la maison Jack Monoloy permet de briser l'isolement des pères séparés (archives).

Photo : Courtoisie HSI Edmond Michaud

Radio-Canada

Après 20 ans d’activité, l’organisme d’aide Hommes Sept-Îles souhaite poursuivre ses efforts dans la lutte contre la violence conjugale et l’isolement des hommes qui vivent une situation difficile.

L’organisme a bien changé et grandi, depuis sa fondation en 2001, alors que les activités se limitaient au départ à des groupes de discussion entre hommes.

Même si l'organisme a diversifié son offre au fil des ans, Hommes Sept-Îles souhaite toujours développer des projets de discussions de groupes. Ce type d’intervention pourrait faciliter la prise de conscience pour les hommes qui ont des comportements violents.

Les ressources sont toutefois limitées selon le coordonnateur d’Hommes Sept-Îles, Edmond Michaud.

La Côte-Nord a le taux le plus élevé au Québec d'actes de violence en contexte conjugal. On aimerait avoir un meilleur impact là-dessus. Il faut plus de ressources pour éviter les récidives ou les premiers actes de violence , explique-t-il.

Edmond Michaud en entrevue.

Edmond Michaud croit que les ressources d'aide comme Homme Sept-Îles sont nécessaires pour améliorer le bilan de la violence conjugale sur la Côte-Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les situations de violence conjugale représente environ 25 % des activités d’Homme Sept-Îles. Cela dit, l’organisme offre aussi de l’hébergement temporaire aux pères séparés, dans la maison Oxygène Jack Monoloy.

Ces hommes peuvent y recevoir leurs enfants dans un contexte adéquat, notamment si leur logement est mal adapté pour y accueillir une famille.

L'une des chambres de la Maison Oxygène Jack-Monoloy de Sept-Îles.

Trois familles à la fois peuvent être accueillies dans la maison Oxygène Jack Monoloy (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La possibilité de se confier auprès d’intervenants est aussi une des missions principales de l’organisme. Edmond Michaud estime que ce genre de ressource n’est pas assez connue des hommes nord-côtiers.

Des besoins difficiles à chiffrer

L’équipe d’Hommes Sept-Îles a grandi, au fil du temps, pour atteindre sept intervenants aujourd’hui.

M. Michaud croit toutefois que même avec une équipe deux fois plus grande, les besoins de la région ne seraient pas pourvus.

On n’a pas de liste d’attente comme telle, mais à chaque fois qu’on a une ressource supplémentaire et qu’on engage quelqu’un de plus, nos statistiques augmentent constamment. On n’a pas encore atteint le seuil du besoin de la collectivité.

M. Michaud explique qu’il est difficile d’avoir des données sur les besoins réels de la région parce que les hommes n'iraient pas toujours chercher l’aide à laquelle ils ont droit.

Lorsque tous les intervenants sont occupés au téléphone, il est rare qu’un homme dans le besoin laisse un message, croit le coordonnateur.

Une situation qui rend la tenue d’une liste d’attente difficile.

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