•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pandémie et la relance économique au cœur du discours du Trône en C.-B.

Le parlement de Victoria, en Colombie-Britannique.

Le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique a présenté un discours du Trône centré sur la relance économique et la gestion de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Michael Mcarthur

Les efforts pour endiguer la pandémie et relancer l’économie sont parmi les grandes priorités présentées dans le discours du Trône de la Colombie-Britannique.

La lieutenante-gouverneure, Janet Austin, a indiqué que le prochain budget du gouvernement mettra l’accent sur la protection des services publics et tentera de revenir à un équilibre budgétaire quand la pandémie sera officiellement terminée.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique devant le Parlement de la Colombie-Britannique.

Le gouvernement de John Horgan doit présenter son budget le 20 avril.

Photo : Radio-Canada / Michael Mcarthur

La pandémie de COVID-19 a mis au jour les inégalités, dit-elle, notamment auprès des femmes, des jeunes, des membres des Premières Nations ainsi que de personnes de diverses origines ethniques.

Nous affrontons tous la même tempête, mais nous ne sommes pas tous dans le même bateau.

Une citation de :Janet Austin, lieutenante-gouverneure

Des investissements sont donc prévus pour ces groupes et le gouvernement promet de rendre le coût de la vie plus abordable pour l'ensemble de la population.

Le futur de notre province est rayonnant, ajoute Janet Austin.

La santé demeure au cœur des priorités alors qu’une grande partie du discours du Trône a servi à souligner les efforts du gouvernement de John Horgan dans la lutte contre la pandémie et le déploiement de la campagne de vaccination.

Les priorités en santé mentale

Le discours du Trône aura aussi été l’occasion de parler de l’autre crise sanitaire, soit la crise des opioïdes qui a fait 1700 morts l’année dernière en Colombie-Britannique.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs des investissements à son programme de soins en santé mentale et dépendance A Pathway to Hope. Il souhaite aussi mettre fin à la criminalisation de la possession simple de drogue.

La cheffe intérimaire du Parti libéral, Shirley Bond, souhaite également des mesures pour contrer l’épidémie de surdoses, ce que réclame aussi le Parti vert.

Le député vert Adam Olsen dénonce le fait que le Nouveau Parti démocratique n'a pas encore de programme clair en ce sens.

Il a également été question d’investissements en environnement et en infrastructures, notamment pour le projet de Skytrain qui relie Surrey à Langley ainsi que celui pour le corridor Broadway.

Un discours qui manque de vision

Ce qu’il manque dans le discours du trône, selon la cheffe du Parti vert, Sonia Furstenau, c’est la notion de transformation de la société qui faisait partie des discussions à l’arrivée de la pandémie au printemps dernier.

Ce qu’ils ont présenté c’est une continuité de ce qui se passait avant la COVID-19 et nous ne voyons pas l'idée d’une province qui peut être transformée, une province qui peut être plus juste, plus équitable et plus verte, dit-elle.

Sonia Furstenau portant un masque.

La cheffe du Parti vert, Sonia Furstenau, pense que le gouvernement de John Horgan a manqué l'occasion de présenter de grands changements dans la province avec le discours du trône.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Elle dénonce le manque d’annonces environnementales claires et se désole à l’idée que le gouvernement ne saisisse pas l'occasion de modifier son approche face aux enjeux climatiques pour créer une province plus juste et respectueuse de la nature.

Ils n’ont pas la vision pour voir que c'est possible et l’on a besoin de prendre des décisions maintenant.

Une citation de :Sonia Furstenau, cheffe du Parti vert

Je pense qu’on a essayé de rassurer et d’aider un peu tout le monde, soutient pour sa part l’économiste et professeur adjoint à l’Université de la Colombie-Britannique, Julien Picault, qui qualifie le discours de convenu et d’attendu.

Il faudra cependant attendre le dépôt du budget, prévu le 20 avril, avant de connaître la teneur de ces investissements, explique-t-il.

C’est encore très flou puisque finalement on n’a pas les chiffres, c’est vraiment le budget qui va nous dire qui vont être les grands gagnants et les grands perdants des fonds de relance, illustre-t-il.

Avec des informations de La Presse canadienne et d’Alexandre Lepoutre

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !