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Ottawa, Québec et Montréal annoncent 45 millions $ pour la Biosphère

La Biosphère éclairée de nuit.

La Biosphère de Montréal est le musée de l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Au terme de longues négociations et plusieurs années d'incertitude, les activités du musée de l'environnement de la Biosphère seront pérennisées et relancées grâce à un investissement de 45 millions de dollars effectué par Ottawa, Québec et Montréal.

Les trois ordres de gouvernement ont annoncé lundi qu'ils verseront chacun 15 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

Il était temps qu'on se branche, si je peux dire, a lancé la mairesse de Montréal, Valérie Plante, dans le cadre d'une visioconférence à laquelle participaient également le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, et le ministre québécois de l'Environnement, Benoit Charette.

La gestion des activités sera confiée à Espace pour la vie, un service montréalais regroupant déjà le Biodôme, l'Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium Rio Tinto Alcan, qui sera responsable de la gestion des activités.

En plus de recommencer à accueillir des visiteurs plus tard cet été, une partie de la somme – 15 millions de dollars – sera destinée à effectuer des rénovations et d'autres travaux de réfection jugés nécessaires. Le reste de l'enveloppe servira à soutenir le budget d'exploitation du seul musée consacré à l'environnement en Amérique du Nord.

L'idée est de venir valoriser et mettre en valeur tout le potentiel de la Biosphère et ses expositions en lien avec la transition écologique.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal

On parle de renouveler les expositions et d'une stratégie pour faire venir les touristes et les jeunes, a dit Mme Plante.

En raison de la pandémie de COVID-19, les portes du musée sont toujours fermées. En 25 ans, la Biosphère n'a jamais fermé ses portes au public aussi longtemps, sauf pour une période de six mois pendant la crise du verglas, en 1998.

Symbole de l'Exposition universelle de 1967, l'emblématique structure imaginée par l'architecte américain Buckminster Fuller abrite le musée de l'environnement créé en 1995. Situé sur l'île Sainte-Hélène, le site était loué par le ministère fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, mais le bail arrivait à échéance en 2019.

Il avait été renouvelé d'urgence par Ottawa, ce qui avait ouvert la voie à des discussions avec Québec et Montréal dans l'espoir de trouver une solution.

D'un point de vue historique, c'est le gouvernement [conservateur de Stephen] Harper qui était venu précariser la situation de la Biosphère, a dit M. Guilbeault. On stabilise la situation, tant d'un point de vue du financement que de la gestion. Cela s'inscrit dans un cadre historique où l'on vient corriger une erreur qui a été faite dans le passé.

En 2013, le gouvernement conservateur, dans le cadre de compressions budgétaires, avait tenté de mettre fin aux activités du musée pour transformer le site en centre météorologique qui aurait été ouvert au grand public.

Les expositions proposées à la réouverture :

MTL+ : visions d’architectes pour le Montréal 2067

Des architectes présentent leur vision de la métropole dans 50 ans en transformant les infrastructures d’aujourd’hui et l’utilisation que nous en faisons.

Écolab : expérience en laboratoire

Les visiteurs pourront travailler eux-mêmes dans un laboratoire afin de mettre à l’épreuve des hypothèses scientifiques sur la pollution de l’eau et de l’air.

Couleurs du monde

Cette exposition extérieure proposera une série de photos géantes de National Geographic qui met en valeur le rôle des couleurs en photographie.

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