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Illustrer le besoin criant de logements abordables par le théâtre à Trois-Rivières

Une main qui tente d'atteindre une clé.

Une pièce de théâtre a été présentée dimanche à Trois-Rivières pour illustrer le besoin criant de logements abordables dans la ville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À Trois-Rivières, le taux d’inoccupation des logements est de 1,3 %, son niveau le plus bas en 15 ans, ce qui rend l'accès à des logements abordables très difficile. Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et l’organisme InfoLogis Mauricie ont présenté dimanche une pièce de théâtre pour illustrer la détresse que cette situation engendre.

On a choisi le théâtre, parce qu'on pensait que c'était une façon créative d'agir comme un porte-voix des ménages mal logés au Québec, dont à Trois-Rivières, qui malheureusement ne sont pas entendus en ce moment, a expliqué l’organisatrice communautaire au FRAPRU, Céline Magontier.

La troupe de théâtre Temps Publics s'est inspirée de témoignages de locataires pour écrire le scénario présenté à la Place Pierre-Boucher dimanche.

La coordonnatrice chez InfoLogis Mauricie Carol-Ann Côté reçoit régulièrement des appels de locataires découragés. Les familles nombreuses avec plusieurs enfants qui ne savent plus où aller au 1er juillet, on en a et on reçoit des cas comme ça toutes les semaines, explique-t-elle.

Selon InfoLogis Mauricie, la rareté profite aux propriétaires, ce qui ouvre notamment la porte à des hausses abusives de loyers et à des évictions.

Le propriétaire a la possibilité de choisir ses locataires. Ça laisse de la place à de la discrimination. Si vous avez des enfants, ça peut être discriminatoire, indique Carol-Ann Côté, la religion, l'ethnicité, tout ça entre en ligne de compte.

Des comédiens qui font une pièce de théâtre, dont un homme sur un vélo.

Quelles solutions contre la pénurie de logements abordables?

Dans son dernier budget, Québec a annoncé la construction de 500 logements sociaux à travers la province.

C’est insuffisant, selon le FRAPRU, qui estime qu'il manque plus de 800 unités à Trois-Rivières seulement.

Une femme avec un porte-voix et les comédiens en arrière.

Présentée à la Place Pierre-Boucher dimanche, la prestation organisée par le FRAPRU et InfoLogis Mauricie visait à illustrer les besoins criants des ménages locataires.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) croit pour sa part que la construction de logements sociaux n’est pas la meilleure solution.

Les logements sociaux coûtent plus cher à construire que les logements privés, mentionne le directeur des affaires publiques chez CORPIQ, Hans Brouillette.

Il pense que le gouvernement devrait plutôt donner une aide financière directe aux locataires pour qu’ils puissent conserver leur logement au lieu de financer la construction de logements abordables qui peut prendre jusqu’à cinq ans.

En entrevue au Téléjournal Mauricie Centre-du-Québec dimanche, il a souligné que Trois-Rivières est l’une des communautés urbaines où les loyers sont les moins chers au Canada avec une moyenne d’environ 600 $ par mois. Le faible taux d’inoccupation pourrait avoir un effet sur les prix des loyers.

Quand le taux d'inoccupation est très faible, ça incite les locataires à ne pas déménagement donc il y a moins de mouvement, [...] donc moins de gens qui se déplacent, moins de logements sur le marché et les logements qui seront reloués vont trouver preneurs facilement, donc il est possible que les propriétaires en profitent pour remettre le [prix du] loyer au niveau du marché, a-t-il expliqué.

Avec des informations de Jacob Côté et de Jean-Philippe Nadeau

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