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La folie des encans en ligne gagne Sherbrooke

Des objets dans un entrepôt d'encans

Les encans en ligne ont la cote depuis quelques mois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les encans en ligne ont la cote depuis quelques mois. Les séances en ligne du Boss des enchères de Sherbrooke animent la passion de plusieurs milliers d'internautes chaque semaine.

Au fil des semaines, les locaux du Boss des enchères de Sherbrooke se vident et se remplissent sans cesse. Des milliers d'internautes s'arrachent les antiquités lors de ses encans virtuels. Quand on fait un encan public, on a toujours une foule de 200 à 250 personnes. Sur le site internet, on va peut-être chercher 4000 voire 5000 personnes, explique Alain Brousseau, encanteur au Boss des enchères à Sherbrooke.

Les encans en ligne du Boss des enchères ont débuté sur Facebook en raison de la pandémie de COVID-19. Selon M. Brousseau, ce succès s’expliquerait par le fait que les gens s’ennuient des encans en présence. Chaque année, on se promène partout dans les régions et les gens viennent me voir pour les spectacles. Les gens s’ennuient, croit-il.

C’est la folie furieuse. On est rendus à 10 000 membres pour les encans en ligne.

Une citation de :Alain Brousseau, encanteur au Boss des enchères à Sherbrooke

Le vendredi, Alain Brousseau publie ses nouveaux lots sur Facebook. Les gens ont ensuite jusqu'au lundi suivant à 20h pour miser. C'est la dernière mise qui rapporte le lot. On [vend] environ 300 [objets] toutes les deux semaines sur le net. On ne veut pas en mettre plus, poursuit-il.

On a des clients de partout. Du Nouveau-Brunswick, du Lac-Saint-Jean, Montréal, Québec. Pour nous, c’est deux fois [mieux].

Une citation de :Alain Brousseau, encanteur au Boss des enchères à Sherbrooke

Pour Jean-Pierre Benoît, un adepte des encans, pouvoir y accéder en ligne fait son bonheur. Je suis emballé par le système. Ça me donne plus de vision. On est chez nous et on peut se procurer ce qu’on veut avec la compétition que l’encan offre, dit-il

Une telle popularité représente toutefois tout un défi de gestion. Il y en a qui pensent qu’on est ouverts 24 heures sur 24, souligne Alain Brousseau.

Néanmoins, peu importe le succès que connaîtront ses encans virtuels, ils ne remplaceront jamais l'ambiance d'une enchère en présence, selon M. Brousseau. C’est comme un chanteur qui va chanter devant un public. Chanter [sur] internet, ça ne va pas être pareil. Moi, mon métier d’encanteur, c’est avec mon public, conclut-il.

Avec les informations de Pierrick Pichette

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