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Des élus veulent s'attaquer au nettoyage des rues de Regina

Des déchets et des ordures près d'un garage dans une ruelle.

Ces déchets encombrent une ruelle dans le quartier North Central de Regina.

Photo : Radio-Canada / Mike Zartler

Radio-Canada

Les conseillers municipaux Andrew Stevens et Dan LeBlanc veulent nettoyer les rues de Regina.

Ils demandent que l’administration municipale prépare un rapport comportant une stratégie afin que les amendes soient plus importantes, et les poursuites judiciaires, plus faciles en cas de dépôt illégal de déchets, tant pour les propriétaires que pour les contrevenants ou les récidivistes.

Le rapport examinerait combien il en coûterait pour que le règlement puisse être appliqué par les différentes équipes de collectes de déchets et de recyclage, notamment dans les rues et les ruelles où il y a davantage de détritus.

Le rapport examinerait aussi la possibilité d'installer des bacs communautaires pour les déchets, le recyclage et le compostage dans ces endroits problématiques, ainsi que pour y installer davantage de contenants pour recueillir les seringues usagées.

Leticia Racine est membre du groupe White Pony Lodge qui organise des patrouilles dans le quartier centre-nord pour améliorer la sécurité et créer un sens de communauté.

Nous voyons des tonnes de déchets déversés ici et qui proviennent de l'extérieur du quartier, même des meubles laissés dans les ruelles, dit-elle. Nous aimerions pouvoir ramasser tous ces déchets, mais nous n'avons pas la main-d'œuvre pour le faire.

Les règlements proposés par les deux conseillers municipaux représentent un appui et un soutien financier qui sont les bienvenus, dit-elle.

L’organisme est dirigé par des bénévoles et se concentre sur la sécurité et le ramassage des seringues usagées, mais il pourrait faire appel à un plus grand nombre de personnes et créer une équipe de nettoyage avec des fonds tels que ceux proposés par les conseillers municipaux.

Leticia Racine indique qu’une partie des déchets proviennent du fait que certains propriétaires font des profits avec leur propriété, mais négligent de s’en occuper. S'ajoute à cela le fait que des gens qui vivent ailleurs viennent jeter les biens dont ils ne veulent plus dans ce quartier.

Andrew Stevens indique que le problème ne se réglera pas rapidement. Normalement, dit-il, les gens doivent porter plainte à la Ville et passer à travers le système d'exécution des règlements de Regina et de la commission d’appel pour que la Ville puisse obtenir l’autorisation de nettoyer une propriété privée.

Tout le monde a le droit de ne pas vivre au milieu d’une pile de déchets, c’est une question de dignité, affirme-t-il. La communauté doit pouvoir se prendre en main, mais en même temps il faut avoir des politiques pour gérer les manquements et les problèmes.

Orion Paradis sait ce que c’est que de devoir se battre avec la Ville. Il vit dans le quartier Heritage depuis 20 ans, près de ce qu’il décrit comme des taudis. Selon lui, le propriétaire de ces bâtiments récolte l'argent, mais ne s’occupe pas de l’entretien des lieux.

Les tas d’ordures s’accumulent entre les maisons depuis novembre, dit-il. Les poubelles débordent, les sacs gisent grands ouverts avec leur contenu qui s’étale sur le sol. Il dit avoir porté plainte auprès de la Ville, mais manque d’outils pour faire bouger les choses. Selon lui, les nouveaux règlements proposés seraient utiles.

Cela donnerait à l'exécution des règlements des moyens pour que les propriétaires comprennent que leur comportement peut avoir des conséquences. Le problème, à mon avis, est l’absence de redevabilité, affirme Orion Paradis.

Andrea McNeil-Wilson est la gestionnaire de l'exécution des règlements à la Ville de Regina. Souvent, la Ville veut aider les gens qui se plaignent, mais qu’il n’y a pas grand-chose qu’elle peut faire, déplore-t-elle.

Elle espère que la motion des conseillers municipaux aura pour effet de permettre à ses agents de répondre plus efficacement aux préoccupations du public, en particulier en ce qui a trait aux contrevenants récidivistes.

La motion est un début, selon Andrea McNeil-Wilson. Au minimum, c’est important de reconnaître que la Ville peut faire quelque chose et qu’un appui financier peut être offert aux communautés et aux organismes pour les aider à gérer la situation plus efficacement.

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