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Le retour de la neige sera un « grand soulagement » pour les agriculteurs manitobains

Sur un champ de canola et sous un ciel gris, se trouvent six grands conteneurs et autour d'eux on constate de la neige éparse.

La neige attendue agira comme une couverture à la surface du sol. Elle n'endommagera pas les productions, mais leur apportera de l’eau, une fois fondue.

Photo : Radio-Canada

Après un des hivers les plus secs de l’histoire de la province, les agriculteurs manitobains misent sur les chutes de neige prévues dans les prochains jours pour redonner aux sols un peu d’humidité.

Environnement Canada prévoit l’arrivée de deux dépressions sur le sud du Manitoba lundi et mardi. Elles occasionneront de la neige, dont l’accumulation pourra varier grandement à l’échelle du sud de la province.

On aurait préféré de la pluie [...], mais ça ne se refuse pas! Ceux qui sont dans le besoin ne peuvent pas faire les difficiles, lance le vice-président de l’organisme Keystone Agricultural Producers of Manitoba (KAP), Jake Ayre, qui représente les agriculteurs de la province.

Jusqu’à 5 à 10 cm de neige peuvent être attendus dans la région de Winnipeg. La partie centrale de la province pourrait quant à elle recevoir 15 à 25 cm de neige, selon les prévisions d’Environnement Canada.

À ce point-ci de la saison agricole, la majorité des graines n’ont pas encore germé, explique Jake Ayre, qui s’occupe d’une ferme familiale à Minto, dans le sud-ouest du Manitoba.

La neige agira donc comme une couverture à la surface du sol : elle n'endommagera pas les productions, mais leur apportera de l’eau, une fois fondue.

Trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme

Au printemps 2020, les agriculteurs ont déjà fait face à des difficultés à cause de sols particulièrement humides et saturés, rappelle Jake Ayre.

On est à l’extrême opposé cette année. C'est le jour et la nuit, soutient-il, pour illustrer la sécheresse.

Il reste néanmoins trop tôt pour émettre des pronostics sur la saison agricole, souligne-t-il.

Mon père me dit toujours : en agriculture, on a toujours une sécheresse trois semaines derrière nous, et des inondations trois semaines devant nous, mentionne-t-il. C’est ça la nature du jeu.

On dépend de la météo, et on ne peut pas la contrôler. En ce moment, on est inquiet, mais il est trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme.

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