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Une saison en dents de scie pour les érablières du Témiscamingue

Vue sur une érablière

L'eau d'érable a été abondante cette année, mais peu sucrée.

Photo : Radio-Canada / Emy Lafortune

Les propriétaires d'érablières du Témiscamingue ont connu une saison en dents de scie cette année. Les érables ont produit d'excellentes quantités d'eau, mais les chaudes températures ont occasionné des taux de sucre inférieurs à la normale, ce qui a passablement compliqué la tâche des acériculteurs.

Déjà, avant même la mi-avril, l'heure est au nettoyage pour les érablières du Témiscamingue. Un printemps particulièrement chaud a empêché les acériculteurs d'égaler les récoltes de 2020.

L'eau d’érable a bel et bien été récoltée en très grande quantité, mais son faible taux de sucre ne permettra pas de produire autant de sirop que voulu explique le propriétaire de la Sucrerie du huard, Yan Gaudet. 

Dans son cas, il aura obtenu 1,9% ou 2% de taux de sucre, comparativement à 2,5% ou 3% lors des bonnes saisons. Nous avons obtenu 2 livres et trois quarts de sirop par entaille, comparativement à près de 5 livres à l'entaille l'an dernier, précise-t-il.

Les températures chaudes vont avoir fait bourgeonner les arbres ce qui a mis un terme à la saison., ajoute-t-il.

Un acériculteur pose près de ses bouilloires.

Hugo Lévesque a vécu une saison des sucres très occupée.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

À Laniel, le printemps de l'entreprise Tem-Sucre a également été différente des autres années.

J'ai toujours été dans ce domaine, mon père aussi et je n'ai jamais vu une saison comme celle-là. - Hugo Lévesque, propriétaire de Tem Sucre.

Ça été court cette année, mais avec de très très grosses coulées de nuits, mais avec de l'eau pas sucrée, donc au lieu d'avoir 2,5 Brix, [ndlr l'échelle Brix mesure le pourcentage de sucre dans l'eau] nous avons eu 1,5 ou 1,5 Brix, donc finalement ça prend deux fois plus d'eau pour avoir le sirop, indique Hugo Lévesque

Le propriétaire de Tem Sucre, Hugo Lévesque, affirme avoir travaillé sans relâche. En raison de la quantité deux fois plus élevée d'eau d'érable récoltée, il dormait à même l'érablière depuis 35 jours.

“Dans les 30 derniers jours, ç’a été minimum 15 heures par jour, on travaille plus, mais c'est un coup à donner, mais quand on est passionné, ce n'est pas du travail, c'est du plaisir.

Il fallait vérifier nos bassins de nuit pour être certain que ça ne déborde pas. Nous devions être vigilants alors nous avons travaillé toutes les nuits pour vider nos bassins et pour garder toute notre eau, renchérit-il.

Une baisse dans l’ensemble du Québec

Dans l'ensemble du Québec, la récolte de sirop d'érable s'annonce également à la baisse, après un record en 2020.

La directrice des communications, à la fédération des producteurs et productrices acéricoles du Québec, Hélène Normandin.

Cette année, ça devrait être plus moyen, ce n'est pas catastrophique, mais ce ne sera pas la meilleure année et c'est normal, on ne peut pas toujours battre des records, dit-elle.

Les acériculteurs espèrent donc que les taux de sucre dans l’eau d’érable seront en hausse l'an prochain.

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