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Épuisé et en colère, le personnel de la santé demande à Québec de négocier vraiment

Une infirmière dans une salle d'opération.

Les syndiqués affirment que le gouvernement ne négocie pas.

Photo : Getty Images / gpointstudio

La Presse canadienne

Épuisé et en colère, le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demandent aux représentants du gouvernement de s'asseoir avec leurs syndicats respectifs dans le cadre des négociations publiques pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

Leur cri du cœur a été porté dimanche matin sur la place publique par la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Josée Marcotte, la présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), Sylvie Nelson, le président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP-FTQ), Frédéric Brisson et la présidente de la Fédération de la santé (FSQ-CSQ), Claire Montour, dans une sortie commune en conférence de presse virtuelle.

Ces derniers ont réitéré le fait que leurs membres sont à bout de souffle, notamment à cause de la pandémie de COVID-19, et que rien n'a été réglé sur des questions majeures depuis plus d'un an, comme le temps supplémentaire obligatoire (TSO), le ratio patients-infirmière ou la rétention de la main-d'œuvre.

De véritables négociations réclamées

Les syndicats accusent le gouvernement Legault d'affirmer publiquement qu'il est en négociation alors que ce n'est pas du tout le cas depuis un an et demi, selon eux. Les représentants syndicaux déplorent aussi que Québec impose ses décisions à coups d'arrêtés ministériels.

Les syndicats demandent donc au gouvernement de mener de véritables négociations. À défaut d'entendre leur appel, l'autre étape sera d'aller se doter de mandats de grève, ont-ils prévenu.

Tant M. Brisson que mesdames Marcotte, Nelson et Montour ont indiqué que leurs membres – comme des infirmières, des infirmières auxiliaires, des inhalothérapeutes et des perfusionnistes – préfèrent s'occuper de leurs patients.

Ils ne veulent pas faire la grève, selon eux, mais ces travailleurs syndiqués ne se sentent pas respectés et comptent faire entendre leur mécontentement.

La FIQ, qui représente la majorité des infirmières et des infirmières auxiliaires au Québec, est pour sa part déjà parvenue à une entente de principe en ce qui concerne les conditions de travail de ses membres.

Des offres excellentes soumises aux travailleurs

Questionnée en marge d'une conférence de presse à Montréal, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, est sortie de sa réserve dimanche matin pour affirmer qu'il est inexact qu'il n'y a rien d'intéressant sur la table.

Maintenant, on peut discuter des propositions. Ça, pour moi, c'est une grande différence que de dire que le gouvernement est immobile. C'est faux, je m'en excuse, c'est faux, a-t-elle lancé.

Elle avance que des offres excellentes ont été soumises aux travailleurs des secteurs prioritaires, c'est-à-dire les infirmières, les préposés aux bénéficiaires, le personnel enseignant du primaire et du secondaire ainsi que celui des centres jeunesse, entre autres.

Les mandats aux tables de négociation sont clairs. Les enveloppes sectorielles sont suffisantes et généreuses dans le contexte pour être capable régler les conditions de travail, a-t-elle ajouté, en évoquant le déficit de 15 milliards de dollars et le cap sur l'équilibre budgétaire dans sept ans.

Je veux quand même continuer à respecter le pouvoir des tables de négociation, disons-le, et ne pas commencer à négocier sur la place publique, mais je ne peux pas m'empêcher de remettre quand même un petit peu les pendules à l'heure.

Quant aux arrêtés ministériels imposés dans le cadre de la crise, la ministre a reconnu la fatigue des travailleurs de première ligne, mais les a invités à faire la part des choses. Ces décrets-là sont là parce qu'on a des difficultés présentement compte tenu de la pandémie. Les négociations, c'est pour le futur.

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