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Un Saskatoonais se bat pour retirer la surdose d'un autre patient de son dossier

Un homme porte des lunettes de vue et se tient debout dehors.

Kevin Robinson essaie depuis trois mois de faire corriger son dossier médical électronique.

Photo : Radio-Canada / Matthew Garand

Radio-Canada

Kevin Robinson, qui souffre de la maladie de Crohn, se bat pour que la surdose d'un autre patient soit retirée de son dossier médical et n'affecte pas ses futurs traitements.

M. Robinson n'a jamais fait de surdose de médicaments, mais il a dû passer les trois derniers mois à le prouver.

Cela a été vraiment frustrant, a déclaré le propriétaire d'une entreprise de Saskatoon.

M. Robinson a subi des tests médicaux au début de janvier. Plus tard ce mois-là, il est allé sur son compte de santé en ligne pour vérifier les résultats.

J'ai remarqué qu'il était écrit que la nuit précédente, j'étais aux urgences de l'Hôpital Saint-Paul à 1 h 30. Je me suis dit : "c'est bizarre", raconte M.Robinson.

M.Robinson affirme qu’il n'est jamais allé au service des urgences de l'Hôpital Saint-Paul. Sa femme lui a dit d'appeler quelqu'un pour mettre les choses au clair.

Il a envoyé une série de courriels aux responsables de l'hôpital et des autorités sanitaires. Puis il a eu une autre surprise : une facture de 325 dollars pour le trajet en ambulance qu'il n'a pas effectué. Sur la facture, il est indiqué que le patient a souffert d'une surdose.

Je réalise que je dois vraiment faire disparaître ça de mon dossier. J'ai la maladie de Crohn. Si je me retrouve aux urgences, la façon dont ils me traitent pourrait être différente.

Pendant qu'il s'occupait de la facture de l'ambulance, les gens de eHealth, le personnel de l'Hôpital Saint-Paul et l'Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA), il en a appris un peu plus sur l'histoire.

On lui a expliqué qu'un homme avait été transporté d'urgence à l'Hôpital Saint-Paul après avoir fait une surdose de drogue. Le patient n'avait pas de pièce d'identité et semble avoir donné aux ambulanciers un nom qui ressemblait à Kevin Robinson. L'homme a également donné une date de naissance similaire.

M. Robinson a déclaré qu'il s'est rendu dans plusieurs agences et que certaines d'entre elles avaient mis en doute son histoire. Il a proposé de passer un test de dépistage de drogues ou d'amener sa femme à leur bureau pour témoigner qu'il était bien chez lui la nuit en question.

Les fonctionnaires ont fini par promettre de faire effacer la surdose de son dossier, mais rien ne s'est produit. Après plusieurs semaines d'attente, M. Robinson a demandé l'aide d'un avocat, mais rien n'a changé.

Jeudi dernier, la SHA et l'organisme de santé eHealth Saskatchewan ont publié une déclaration écrite conjointe à CBC. Ils se sont excusés pour le désagrément.

Après un premier examen, il semble que cette situation soit due à la saisie d'informations inexactes dans le système d'enregistrement des sources , peut-on lire dans la réponse.

On ne sait pas pourquoi des recherches plus poussées n'ont pas été effectuées avant d'entrer la surdose dans le dossier électronique de M. Robinson.

Vendredi, moins de 24 heures plus tard, M. Robinson a appelé CBC pour dire que la surdose avait été retirée de son dossier et qu'il espérait que c'était la fin de son calvaire.

Mais samedi, il a rappelé pour dire que la surdose n'avait pas été supprimée de son compte personnel. Il a ensuite parlé avec son spécialiste et la surdose apparaît toujours sur l'ordinateur du médecin.

M. Robinson dit que l’histoire n’est pas encore finie

Vous plaisantez ? lance M. Robinson. Le manque d'aide à résoudre ce problème de la part des personnes à qui j'ai parlé dans le domaine de la santé est vraiment frustrant.

Avec les informations de Jason Warick

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