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Première visite du chef du Pentagone en Israël pour discuter de l'Iran

Un homme parle devant une assemblée.

Le secrétaire à la Défense américain, Lloyd Austin, est en Israël pour la première visite d'un haut représentant de l'administration Biden.

Photo : Associated Press / Jim Lo Scalzo

Agence France-Presse

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, est arrivé dimanche à Tel-Aviv pour discuter du dossier du nucléaire iranien, première visite d'un haut responsable de l'administration du président Joe Biden en Israël.

Cette visite qui doit durer deux jours intervient alors que l'administration Biden tente de revenir à un accord avec l'Iran sur le nucléaire, abandonné par l'ancien président Donald Trump, et auquel s'oppose Israël.

M. Austin a été accueilli par son homologue israélien Benny Gantz au ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv, peu de temps après avoir atterri.

Le secrétaire américain doit aussi rencontrer le premier ministre Benyamin Nétanyahou, visiter la base aérienne de Nevatim, le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, ainsi qu'un site dédié aux soldats tombés au combat.

La visite de M. Austin se déroule en parallèle de discussions à Vienne entre l'Iran et les autres États parties à l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) sur la façon de réintégrer les États-Unis au sein de ce pacte conclu dans la capitale autrichienne.

L'accord de Vienne est moribond depuis le retrait américain en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli une avalanche de sanctions économiques et financières contre Téhéran.

En riposte, l'Iran a commencé à s'affranchir de ses engagements à partir de mai 2019, accélérant le rythme ces derniers mois.

M. Biden a déclaré qu'il était prêt à réintégrer l'accord, donc à lever les sanctions après négociations.

De son côté, Téhéran dit être prêt à revenir à l'application pleine et entière du texte, à condition que les États-Unis lèvent d'abord toutes les sanctions qu'ils ont réimposées ou instaurées contre Téhéran depuis 2018. L'Iran refuse toutefois de discuter directement avec les États-Unis à ce stade.

Israël est opposé à tout accord qui permettrait à l'Iran, son ennemi juré, de développer des armes nucléaires.

Un accord avec l'Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (...) ne serait d'aucune façon contraignant pour nous, a affirmé mercredi Benyamin Nétanyahou.

Israël accuse la République islamique d'Iran de chercher à développer des armes nucléaires, ce que Téhéran a toujours nié.

M. Austin se rendra également en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique lors de sa tournée, selon le Pentagone.

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