•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À la maison au plus tard à 20 h à Montréal et à Laval

Un coucher de soleil derrière des immeubles dans le Vieux-Montréal.

Le couvre-feu passe de 21 h 30 à 20 h dès dimanche sur l'île de Montréal et à Laval.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Radio-Canada

Les habitants de Montréal et de Laval devront réfréner leurs envies de se trouver dehors après 20 h dans les prochaines semaines, le couvre-feu qui y était passé à 21 h 30 depuis le 17 mars revenant dimanche à l’heure à laquelle il avait d’abord été décrété début janvier.

Seules ces deux municipalités sont visées par ces mesures et non pas l’ensemble du Grand Montréal.

Les habitants de la Montérégie par exemple, dont les villes de Longueuil, de Saint-Lambert et de Brossard ne sont séparées de la métropole que par un pont, pourront de leur côté vaquer à leurs occupations à l’extérieur jusqu’à 21 h 30.

Après un an de pandémie et avec le beau temps qui a fait son apparition, l’adhésion aux restrictions gouvernementales semble cependant de plus en plus difficile à conserver.

Par exemple, en fin de semaine à Montréal, les parcs étaient bondés et les participants à ces nombreux rassemblements n’observaient pas pour la plupart la distance de 2 mètres requise entre eux. La police a même dû intervenir dans certains parcs samedi soir en raison de débordements festifs.

Quant au port du masque à l’extérieur pour les groupes de plus de deux personnes pratiquant une activité sportive, une nouvelle directive ordonnée par Québec depuis jeudi dans les zones rouges et orange, elle est presque totalement ignorée.

Des policiers passent près d'un groupe de jeunes peu distancés.

La police patrouillait dans les parcs de Montréal dimanche.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le gouvernement a déploré l’attitude insouciante de la population dimanche.

On voyait malheureusement hier dans les parcs de Montréal des rassemblements. On comprend qu’il fait beau, mais l’impact direct de ces rassemblements là pour peut-être quelques heures de plaisir individuel, c’est sur notre système de santé, nos écoles, nos enseignants, nos infirmières, a déploré la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel.

De leur côté, les services de police de Montréal et de Laval avertissent que des effectifs importants seront mobilisés dimanche soir pour s’assurer que le couvre-feu sera respecté.

Le changement d'heure du couvre-feu a été annoncé par le gouvernement Legault jeudi dernier. Celui-ci a expliqué que cette mesure a été adoptée au nom de la prudence, afin d'éviter que Montréal et Laval voient de nouveau le nombre de cas de COVID-19 grimper fortement, comme c’est le cas actuellement dans les régions de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches et de l'Outaouais.

D’ailleurs ces trois régions, dont certains secteurs sont frappés depuis début avril de mesures d’urgence qui devaient cesser le 12 avril, verront celles-ci prolongées au minimum d’une semaine. On parle notamment de la fermeture des écoles et des commerces non essentiels, de même que, là aussi, du respect du couvre-feu à 20 h.

Les gens sont assis sur le gazon ou jouent à des jeux de groupe.

Les parcs étaient bondés à Montréal dimanche et peu de personnes portaient le masque.

Photo : Radio-Canada

Mettre le masque à l'extérieur

En ce qui concerne les activités extérieures, le gouvernement demande donc depuis jeudi aux citoyens des zone rouge et orange de porter un masque dehors lorsqu’ils pratiquent une activité sportive ou récréative en groupe de plus de deux personnes, sous peine de recevoir une amende.

Le masque n’est cependant pas obligatoire si le groupe demeure assis et maintient une distance de deux mètres entre chacun de ses membres. Le masque peut également être enlevé momentanément pour boire et manger.

Les enfants de moins de 10 ans ne sont pas soumis à cette nouvelle directive, tout comme les personnes qui ont un problème médical les empêchant de porter un masque.

En zone rouge, un maximum de huit personnes peut se réunir à l’extérieur. Un groupe peut aller jusqu’à 12 personnes en zone orange.

S’ajuster pour la santé des Québécois

Ces rebondissements sur le plan des mesures sanitaires n’ont pas été les seuls à être annoncés au cours de la semaine.

Craignant une troisième vague déferlante, notamment en raison de la présence de plus en plus importante de variants du coronavirus plus contagieux et plus virulents, le gouvernement est en effet revenu sur plusieurs assouplissements qu’il avait accordés il y a peu, en zone rouge comme en zone orange.

Ainsi, après avoir, pendant deux semaines, assisté à leurs cours en présentiel à temps plein, les élèves des 3e, 4e et 5e secondaire en zone rouge devront recommencer lundi à assister à leurs cours en personne une journée sur deux seulement. Les élèves de cette zone devront également faire une croix sur leurs activités parascolaires.

En zone orange, ce sont les élèves du primaire qui se verront imposer des mesures sanitaires accrues, avec le port du masque obligatoire, comme c'est déjà le cas en zone rouge.

S’entraîner, prier et manger

Notons également que les salles d'entraînement qui avaient eu le feu vert pour rouvrir leurs portes à compter du 26 mars ont fermé de nouveau jeudi en zone rouge. En zone orange, les gyms restent ouverts, mais le port du masque y est obligatoire, tout comme la tenue d'un registre de fréquentation.

Dans les lieux de culte, l'assistance maximale a été revue à la baisse, passant de 100 à 25 fidèles en zone rouge et de 250 à 100 fidèles en zone orange.

Les restaurants, qui sont fermés en zone rouge depuis le 1er octobre, pourront continuer à accueillir des clients en salle en zone orange.

Par ailleurs, depuis jeudi, il est interdit aux habitants des zones rouges et orange de se rendre en zone jaune, soit dans le Nord-du-Québec, sur la Côte-Nord, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, bien que la mise en place de barrages routiers ne soit pas prévue pour faire respecter cette mesure.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !