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Certains travailleurs de la santé doivent maintenant fournir une preuve de vaccination

Une infirmière prépare une dose de vaccin contre la COVID-19, le 11 mars 2021, à Matane.

Certains travailleurs de la santé québécois doivent désormais fournir une preuve de vaccination contre la COVID-19 ou subir des tests de dépistage récurrents.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

En raison des risques plus élevés de contagion que font courir les nouveaux variants de la COVID-19, de plus en plus présents dans la population, le ministère de la Santé du Québec a décidé de rendre la vaccination obligatoire pour certains travailleurs du réseau.

Dans un arrêté ministériel applicable dès samedi, le ministère a fait savoir que les employés travaillant dans certains milieux devront désormais fournir à leur employeur une preuve de vaccination contre la COVID-19.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux juge qu’un rehaussement des mesures de protection est nécessaire afin de réduire les risques d’introduction du virus dans certains milieux.

Une citation de :Extrait d'un communiqué du ministère de la Santé

Seront soumis à ces mesures, à l'exception du personnel administratif de ces milieux, les travailleurs :

  • des urgences, à l’exception des urgences psychiatriques;
  • des unités de soins intensifs, à l’exception des soins intensifs psychiatriques;
  • des cliniques consacrées à la COVID-19, dont celles de dépistage, d’évaluation et de vaccination;
  • des unités identifiées par un établissement afin d’y regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19;
  • des centres d’hébergement et de soins de longue durée;
  • des autres unités d’hébergement;
  • des unités de pneumologie.

Ces employés auront toujours la possibilité de refuser de se faire vacciner. Si c’est le cas, cependant, ils devront se soumettre à un dépistage préventif récurrent, à raison de trois tests par semaine.

Ils auront aussi le droit de refuser de se faire dépister.

Toutefois, si un travailleur oppose également un refus au dépistage systématique, il se verra réaffecté à des tâches similaires à ce qu’il faisait, mais dans un milieu qui n'est pas touché par ces mesures. Si la réaffectation est impossible, il se verra enlever ses tâches sans rémunération.

Par ailleurs, les travailleurs de la santé ayant été vaccinés depuis moins de 14 jours devront également se soumettre à des tests de dépistage.

Quant à ceux qui ont contracté la COVID-19 et qui n'ont pas été vaccinés, ils ne seront pas tenus de passer un test de dépistage dans les 90 jours suivant la date d’apparition de leur premier symptôme de la maladie, ou, dans le cas des personnes asymptomatiques, suivant la date où elles ont subi un prélèvement s'étant révélé positif.

Manque d'équipement de protection?

Des représentants des travailleurs concernés par ces nouvelles mesures ont dénoncé la décision gouvernementale, notamment Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Laval-CSN.

Qu’il commence, le gouvernement, à nous fournir l’équipement adéquat, et un décret comme celui-là ne sera sûrement pas nécessaire, juge Mme Aubé.

De son côté, Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnelles FP-CSN, explique cette décision par le fait que le taux de travailleurs de la santé vaccinés reste bas même si ceux-ci ont été parmi les premiers à se faire offrir la vaccination.

Le ministère est devant un constat : il y a très peu de gens vaccinés dans des milieux où les clientèles sont vulnérables, et il cherche un moyen d’encourager, voire de forcer la vaccination, dit-elle.

Auparavant, les travailleurs de la santé étaient obligés de subir un test de dépistage dans le cas d’une éclosion, si cela était jugé nécessaire par la direction de l’établissement où ils travaillent. Le dépistage préventif, lui, restait volontaire.

Pour ce qui est de la vaccination, le réseau de la santé encourageait fortement ses travailleurs à se faire vacciner depuis les derniers mois, mais sans aller jusqu'à les obliger à le faire.

Le ministère de la Santé dit maintenant considérer la vaccination comme le moyen le plus efficace afin de prévenir les infections, de protéger les travailleurs de la santé et les usagers vulnérables, de même que de limiter le nombre d’éclosions ainsi que leur ampleur.

En janvier, le Comité d’éthique de santé publique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) avait jugé que la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé n'était pas justifiable dans la mesure où il n’est toujours pas clair si les vaccins retenus [empêchent] la transmission du virus vers les usagers.

Avec des informations de Marie-Josée Paquette-Comeau

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