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Quand faut-il porter un masque à l'extérieur?

Des personnes se promènent dans un parc.

Avec le retour du temps chaud, les Montréalais convergent vers les parcs pour profiter du soleil.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Faut-il porter un couvre-visage à l'occasion d'un pique-nique entre amis? Au cours d'une partie de spikeball au parc? Pendant une promenade? Depuis jeudi, les Québécois sont tenus d'avoir un masque durant leurs activités sportives et récréatives extérieures en groupe, mais force est de constater que peu se sont pliés à cette mesure.

Le soleil était au rendez-vous vendredi et les parcs, bondés de personnes heureuses de pouvoir en profiter. Or une mesure entrée en vigueur la veille semblait être passée inaperçue.

Annoncée mardi (Nouvelle fenêtre) par le gouvernement, cette nouvelle obligation a fait peu de bruit, éclipsée par le resserrement des restrictions sanitaires, dont la fermeture des gyms en zone rouge qu'a annoncée le premier ministre François Legault.

Cette nouvelle mesure stipule que les masques doivent désormais être portés à l'extérieur en zone rouge et orange dès qu'un groupe de plus de deux personnes ne résidant pas à la même adresse pratique une activité sportive ou récréative.

Que ces personnes soient à deux mètres de distance ou non ne change rien à la consigne, d'après le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) : le port du masque est obligatoire, puisqu'il est difficile de garantir le respect de la distanciation au cours de telles activités.

Toutefois, la consigne ne s'applique pas si le groupe demeure assis et maintient une distance de deux mètres entre chacun de ses membres – autant en zone rouge, où les rassemblements sont limités à 8 personnes, qu'en zone orange, où un maximum de 12 personnes peut se retrouver.

Cette mesure s'applique donc aux groupes de plus de deux personnes qui n’habitent pas ensemble et qui jouent au golf, qui font leur jogging ensemble dans la rue, qui font du vélo, donne en exemple Marjorie Larouche, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Dans le doute, ajoute-t-elle, il est toujours plus prudent de porter le masque ou le couvre-visage. Nous faisons appel au bon jugement de la population.

Les enfants de moins de 10 ans ne sont pas soumis à cette nouvelle directive, tout comme les personnes qui ont une condition médicale les empêchant de porter un masque. Le retrait momentané du couvre-visage afin de manger, de boire ou de se faire identifier par les autorités est aussi autorisé.

Selon le ministère, les contrevenants peuvent être interpellés par la police, qui pourrait alors remettre des rapports d'infraction ou des amendes pour non-respect des mesures sanitaires.

Agir par précaution

Imposer le masque à l'extérieur dans ces conditions peut sembler extrême, mais, selon Nathalie Grandvaux, chercheuse au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’Université de Montréal, le principe de précaution se défend.

Surtout au moment où la transmission des variants, dont la contagiosité est plus élevée, inquiète.

Bien que très fortement diminué, le risque de contamination à l'extérieur « n'est pas à zéro », rappelle Mme Grandvaux au micro du 15-18. Les autorités de santé publique n'ont pas encore suffisamment d'information sur la transmission de ces variants à l'extérieur, soulève-t-elle.

L'hypothèse la plus probable, c'est que ces variants se multiplient plus à l’intérieur de notre tractus respiratoire – le nez, la gorge – et qu'on a des quantités de particules virales qui seraient plus élevées chez les personnes infectées par le variant, explique-t-elle.

Lorsqu'on pratique un sport, on émet plus de particules et d'aérosols, ce qui augmente le risque de contaminer d'autres personnes, résume-t-elle.

Afin que cette mesure soit comprise et appliquée par les Québécois, il faudra que le gouvernement prenne le temps d'expliquer ses fondements, ajoute Nathalie Grandvaux, qui suggère au premier ministre de s'y attarder davantage à son prochain point de presse.

Avec des informations de Jacaudrey Charbonneau

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