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Pas de lien établi à ce stade entre thromboses et le vaccin de Johnson & Johnson

Fiole du vaccin de Johnson & Johnson.

La FDA n'a pas établi de lien de causalité à ce stade entre la formation de caillots sanguins et l'injection du vaccin contre la COVID-19 de Johnson&Johnson.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Agence France-Presse

Il n'a pas été établi de lien de causalité à ce stade entre la formation de caillots sanguins et l'injection du vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson, a déclaré vendredi l'Agence américaine des médicaments (FDA), en disant enquêter sur des cas aux États-Unis.

La FDA est au courant d'informations aux États-Unis sur des événements thrombo-emboliques graves, parfois associés à une thrombopénie (bas niveaux de plaquettes dans le sang), qui se sont produits chez quelques individus après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19 de Janssen, a déclaré le régulateur américain dans un communiqué à l'AFP, citant le nom de la filiale européenne de Johnson & Johnson.

Pour le moment, nous n'avons pas trouvé de lien de causalité avec la vaccination et nous continuons notre enquête et évaluation de ces cas, a ajouté l'agence.

Nous tiendrons le public informé lorsque nous en apprendrons plus, a-t-elle également assuré.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué plus tôt vendredi enquêter sur des liens entre le vaccin de J&J et des cas de caillots sanguins.

Un cas est survenu lors d'un test clinique et trois sont survenus dans le cadre de la vaccination aux États-Unis. L'un d'entre eux a été mortel, avait ajouté l'EMA.

La FDA a déclaré être au courant du communiqué de l'EMA, qui a pour base des informations que l'agence américaine lui a fournies, reçues durant l'utilisation post-autorisation du vaccin contre la COVID-19 de Janssen aux États-Unis.

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson a été autorisé en urgence aux États-Unis fin février, après ceux à deux doses de Pfizer-BioNTech et de Moderna.

Le régulateur européen a lui aussi approuvé le vaccin Johnson & Johnson, et sa mise en œuvre dans les pays de l'Union européenne doit commencer en avril.

Nouvelle enquête sur le AstraZeneca

Une fiole contenant le vaccin d'AstraZeneca.

Au Canada, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande d'arrêter d'inoculer le vaccin d'AstraZeneca aux personnes de moins de 55 ans, pour des raisons de sécurité.

Photo : Associated Press / Christophe Ena

L'Agence européenne des médicaments a annoncé élargir son enquête sur le vaccin d'AstraZeneca, déjà mis en cause pour le même genre de symptômes, à des problèmes vasculaires.

Mercredi, l'EMA avait déjà reconnu que les caillots sanguins devaient être répertoriés comme un effet secondaire, très rare mais grave, du vaccin AstraZeneca, surtout chez des sujets jeunes.

Les deux vaccins, Johnson & Johnson comme AstraZeneca, utilisent la même technologie recourant à un adénovirus pour vecteur.

Dans l'immédiat, la méfiance vis-à-vis du vaccin AstraZeneca a poussé de nombreux pays à fixer des limites d'âge à son usage, voire à suspendre son utilisation.

Il est par exemple réservé aux plus de 30 ans au Royaume-Uni, où il a massivement été utilisé, aux plus de 65 ans en Suède, et aux plus de 60 ans aux Philippines, au Portugal, aux Pays-Bas ou en Allemagne, qui envisage désormais d'acheter le controversé Spoutnik V à la Russie.

La région espagnole de Castille-et-Leon et le Danemark ont totalement interrompu l'utilisation de l'AstraZeneca.

Hong Kong a suspendu vendredi, pour éviter tout gaspillage, sa commande d'AstraZeneca, craignant des effets secondaires et son inefficacité contre les nouveaux variants du coronavirus.

Vendredi, avant les annonces de l'EMA, les autorités sanitaires françaises avaient indiqué que les 533 000 personnes de moins de 55 ans déjà vaccinées avec une première dose d'AstraZeneca se verraient proposer pour la 2e dose un vaccin différent à ARN messager, celui de Pfizer-BioNTech ou celui de Moderna.

La cadence des vaccinations est cruciale pour la France, qui affronte une troisième vague épidémique entraînant une forte hausse des hospitalisations et tuant plus de 300 personnes par jour.

La nouvelle règle a été jugée totalement logique par le ministre français de la Santé Olivier Véran.

Mais peu après, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a répété qu'elle ne pouvait recommander un changement de vaccin anti-COVID entre deux doses, faute de données adéquates à ce stade.

Vaccins de 2e génération

L'efficacité des vaccins reste par ailleurs posée face aux variants du coronavirus.

Soucieuse d'anticiper ce problème, l'UE va lancer une négociation pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de vaccins dits de 2e génération contre la COVID-19, avec un calendrier de livraisons contraignant, a indiqué à l'AFP une source à la Commission européenne.

L'anticipation paraît d'autant plus nécessaire qu'AstraZeneca, déjà au centre de polémiques avec l'UE sur ses retards de livraison, a par exemple indiqué vendredi qu'il allait y avoir du retard sur la moitié de ses livraisons de vaccins prévues pour cette semaine dans l'Union européenne.

Par contraste avec les problèmes d'AstraZeneca, l'alliance Pfizer-BioNTech a franchi une nouvelle étape en déposant vendredi aux États-Unis une demande d'autorisation de son vaccin pour les adolescents âgés de 12 à 15 ans.

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