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Beaucoup de randonneurs bravent l'interdiction d'accéder à des sentiers

Un randonneur marche dans de la boue

Plusieurs gestionnaires de sentiers pédestres ont fermé leurs sentiers pour la période de dégel.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Plusieurs gestionnaires de sentiers pédestres ont fermé leurs sentiers pour la période de dégel. Mais de plus en plus de randonneurs semblent faire fi des règles, ce qui endommage les sentiers.

À Bromont, les gestionnaires ont pris en flagrant délit plusieurs personnes la fin de semaine dernière. Alors que la fin de semaine s’annonce radieuse, la surveillance sera renforcée dans les sentiers. Il va y avoir une présence accrue de la police. À un moment donné, c’est fini d’être gentil. On va y aller avec des contraventions, met en garde Alain Planchamp, directeur général des Amis des sentiers de Bromont.

Il faut juste que les gens comprennent qu'on n'est pas là pour les embêter. On est là pour respecter la nature et le travail des employés et des bénévoles, ajoute-t-il.

D’ailleurs, en raison de l’engouement pour le plein air qui ne s’essouffle pas depuis le début de la pandémie, le parc d’environnement naturel de Sutton effectue une surveillance accrue cette année. Une employée est présente en tout temps à l’accueil et une nouvelle barrière a été installée.

Freiner l’érosion

L’objectif de la fermeture des sentiers est de freiner l’érosion le printemps, alors que la neige vient à peine de fondre. Si on ne ferme pas les sentiers, ils vont se dégrader de façon importante et ça va coûter vraiment cher pour les réparer, explique Patricia Lefèvre, directrice générale du parc d’environnement naturel de Sutton.

[Le passage des randonneurs] va générer de la boue qui va se retrouver dans les ruisseaux quand il y en a et ça va intoxiquer les petites bêtes qui ont besoin de ruisseaux cristallins, ajoute-t-elle. C’est pour cette raison qu’elle demande aux randonneurs de ne pas accéder aux sentiers lorsqu'ils sont fermés.

Mélanie Bergeron, biologiste de l’Association forestière du sud du Québec, ajoute que marcher sur un sol en plein dégel a des effets néfastes sur les arbres. Notre sol bouge énormément [au printemps]. Et si on le piétine à ce moment-là, on va créer plus de compaction, beaucoup plus que les autres saisons. Cette compaction est néfaste pour les arbres, pour les plantes, indique-t-elle.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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