•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Statistique Canada veut embaucher plus de 400 recenseurs dans les territoires

Une main encercle 7 figures parmi d'autres sur un tableau.

Le recensement de la population de 2021 sera le 23e recensement national du Canada.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Plamondon

Pour limiter les déplacements et répondre aux exigences sanitaires en temps de pandémie, Statistique Canada compte embaucher 419 recenseurs, dont 77 bilingues, dans les trois territoires afin de permettre la collecte des données du recensement de 2021.

Ce nombre record de recenseurs dans les territoires permettra d'en protéger les résidents, selon le directeur général du programme de recensement à Statistique Canada, Geoff Bowlby.

Il estime aussi que cela pourrait faciliter la cueillette de données auprès des citoyens, plus en confiance de répondre à la porte.

Le processus de recrutement a déjà commencé partout au Canada, explique Stéphane Dufour, le statisticien en chef adjoint du secteur du recensement, des services régionaux et des opérations à Statistique Canada.

En tout, Statistique Canada a déjà recruté environ 900 superviseurs et prévoit de faire appel à quelque 31 000 agents recenseurs pour travailler partout au pays.

Environ 3000 recenseurs seront embauchés localement dans le Grand Nord et dans les autres collectivités autochtones et éloignées du pays.

Au Yukon, l’agence espère embaucher 109 employés, dont 32 pouvant s'exprimer dans les deux langues officielles.

Aux Territoires du Nord-Ouest, c’est 178 emplois, dont 20 postes bilingues.

Au Nunavut, 132 postes de recenseurs sont à pourvoir, dont 25 postes bilingues.

Pour répondre aux coûts de la vie élevés dans les territoires, l’organisme a augmenté le salaire de ses employés qui commence maintenant à 29,25 $ de l’heure.

Et les langues autochtones?

L’organisme n’a pas l'exigence d’embaucher des locuteurs en langues autochtones, mais Stéphane Dufour assure que ces populations seront aussi bien desservies lors du processus de collecte des données.

Des élèves écrivent au tableau en inuktitut.

En 2016, le dernier recensement de Statistique Canada relevait que la langue inuit était la langue maternelle de 65 % de la population du Nunavut, contre 72 % en 2001.

Photo : Radio-Canada

Si il n'y a que les deux langues officielles qui sont obligatoires pour certains postes, les autres langues sont aussi considérées dans le processus d'embauche, explique-t-il. Le statisticien ajoute aussi que l'organisme a l’habitude de travailler avec des interprètes dans les collectivités lorsque nécessaire.

Le questionnaire du recensement a d’ailleurs été traduit dans plus d’une vingtaine de langues, dont une douzaine de langues autochtones, selon lui.

Le questionnaire en ligne aux territoires

Statistique Canada offre à certains Canadiens de remplir le questionnaire en ligne depuis le recensement de 2006, mais ce sera la première fois cette année que l’option est disponible dans les territoires et pour l’ensemble des Canadiens.

En 2016, 68 % des répondants avaient répondu en ligne. Cette année, l'organisme s’attend à ce que ce taux monte à 80 %.

L'enseigne extérieure du bureau de Statistique Canada à Ottawa.

Statistique Canada dit que ses protocoles ont été spécialement conçus pour mener son recensement dans le respect des mesures sanitaires.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Pour ceux qui ne pourront pas le faire en ligne, l'option par téléphone et par la poste sera encore disponible comme lors des recensements précédents.

Des mesures de sécurité seront aussi respectées lorsque les recenseurs iront aux portes de ceux qui n'auront pas répondu avec ces trois options.

Les invitations à participer au recensement devraient commencer à arriver dans les boîtes aux lettres des Canadiens aux alentours du 3 mai.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !