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Un premier débat animé au congrès virtuel des libéraux fédéraux

Le premier ministre Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Ottawa, le mardi 6 avril 2021.

Le premier ministre Justin Trudeau

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Les libéraux fédéraux, réunis en congrès virtuel, ont tenu vendredi un premier débat animé. C'est autour d'un programme de revenu universel de base que les militants se sont enflammés.

L'atelier, tenu sur la plateforme Zoom, ne permettait que quatre interventions de vive voix sur la résolution 3375. Cependant, alors que le texte était présenté, le clavardage dans la marge a explosé.

La résolution, rédigée, entre autres, par le caucus des députés du gouvernement Trudeau, demande une étude de la faisabilité d'un pareil programme.

Nous n'avons pas besoin d'autres études. Faites-le!, a lancé une militante dont seul le prénom, Michelle, apparaissait à l'écran.

Oui! Oui! Je travaille là-dessus depuis 50 ans, a renchéri un autre militant.

Très vite, les arguments pour et contre, nombreux, ont déferlé. Dans les rangs de ceux qui s'opposaient à pareil programme : des personnes handicapées.

De la part d'une personne vivant avec un handicap : ceci serait du "capacitisme" à son meilleur, a protesté un militant.

Gregory Liverpool, de Winnipeg, s'est présenté comme vivant avec le syndrome d'Asperger. Les gens ayant des handicaps et les mères, cheffes de famille monoparentale, perdraient de l'argent, a-t-il avancé.

La députée Julie Dzerowicz a tenté de calmer les inquiétudes.

Ça ne remplacerait pas les programmes existants, a-t-elle assuré, promettant que le principe de base serait de garantir qu'un individu serait dans une meilleure situation.

Plus tôt dans la journée, lors de sa conférence de presse habituelle du vendredi sur la pandémie, Justin Trudeau a préféré ne pas participer au débat.

Par le passé, des propositions osées, offertes sur le plancher d'un congrès libéral, sont devenues des politiques qui ont façonné le Canada. [...] Je ne commenterai pas sur une résolution spécifique, mais je sais que ce que les libéraux font ce week-end, c'est discuter d'idées qui aideront le Canada à aller de l'avant.

Une citation de :Le premier ministre Justin Trudeau

La résolution devrait être soumise au vote samedi. Une autre résolution semblable, mais qui appelle directement à l'instauration d'un revenu universel de base, sans études préalables, pourrait également passer aux voix, samedi.

M. Trudeau était cependant prêt à donner un signal sur un autre sujet de débat dans les rangs libéraux : la création d'un programme national de garderie.

Lorsque la question lui a été posée sur la faisabilité d'un pareil programme, il y a répondu en désignant le budget fédéral à venir.

Je sais que les gens ont hâte de voir le budget du 19 avril dans lequel nous partagerons notre perspective sur la façon de faire croître l'économie, a-t-il dit avant de vanter longuement l'utilité sociale et économique d'un système de garderie.

Les libéraux promettent de mettre sur pied pareil programme national depuis des années. Le Québec, qui a son système de garderie, profiterait d'un droit de retrait avec compensation financière d'Ottawa.

Campagne électorale

Les libéraux fédéraux ont choisi Mélanie Joly pour mener leur prochaine campagne électorale.

La ministre Joly partagera la tâche avec l'ex-ministre Navdeep Bains. M. Bains a quitté le Cabinet en janvier dernier. Il est toujours député, mais a déjà annoncé qu'il ne serait pas candidat aux prochaines élections.

Le Parti libéral du Canada (PLC), dont les militants sont en réunion virtuelle jusqu'à samedi soir, a cru bon de souligner dans le communiqué annonçant les noms des coprésidents de campagne qu'ils occuperont ces rôles peu importe quand [la campagne] sera déclenchée.

M. Trudeau a répété, dans ce même communiqué, que sa priorité était de gérer la pandémie et non pas de tenir des élections fédérales.

Le PLC annonce tout de même avoir déjà désigné 133 des 338 candidats pour des élections générales.

Une recrue?

Un homme dans la cinquantaine, pensif.

L'ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney

Photo : Reuters / POOL New

Vendredi soir, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre, a prononcé un discours fort attendu.

En après-midi, M. Trudeau a refusé de dire s'il cherchait à recruter M. Carney comme candidat pour les prochaines élections.

Le Parti libéral a l'habitude d'inviter des experts à nos congrès. [...] Nous sommes très contents d'avoir quelqu'un de la stature de Mark Carney, s'est contenté de répondre le chef libéral.

Ce n'est qu'un exemple de plus de notre capacité à travailler ensemble et à écouter les experts les plus brillants de partout dans le monde alors que nous continuons à chercher les moyens pour aider les Canadiens à traverser cette pandémie et à mieux construire l'avenir, a-t-il ajouté.

Le principal intéressé, lui, a pu démontrer son intérêt lorsque, dans un français qui lui réclamait manifestement quelques efforts, il a applaudi le gouvernement libéral et a semblé s'inclure dans l'équipe de Justin Trudeau.

Merci à vous tous qui avez travaillé si fort pour changer la politique climatique canadienne pour le mieux, a-t-il dit.

C'est important de célébrer les progrès qu'on a réalisés au cours des cinq dernières années, mais c'est encore plus important qu'on continue d'avancer, a-t-il ajouté, donnant l'impression qu'il s'incluait dans ce on libéral.

Puis, il a parlé de la responsabilité de service qu'il sent peser sur ses épaules.

Et c'est pour ça que je ferai tout ce que je peux pour appuyer le Parti libéral dans nos efforts de construire un meilleur avenir pour les Canadiens, est-il allé jusqu'à dire, avant de répondre à quelques questions d'une députée libérale qui copréside le congrès.

Marci Ien n'a pas demandé à M. Carney la question qui brûle les lèvres de tous les militants libéraux : sera-t-il candidat libéral aux prochaines élections?

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