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Des cours de conduite difficiles à obtenir

Un panneau sur le toit d'une voiture indique qu'un élève est au volant.

Une voiture de l'école de conduite Tecnic

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Des élèves inscrits à l’école de conduite Tecnic, à Arvida, se plaignent de devoir se lever en pleine nuit pour réserver des plages horaires de cours. L’entreprise explique en partie la situation actuelle par la pandémie.

Ainsi, les élèves se désolent de voir la démarche pour obtenir leur permis de conduire s’étirer en longueur.

L'un d'entre eux, Alexis Simard, ne s’attendait pas à de tels délais quand il a commencé à prendre ses cours de conduite.

Il a amorcé le processus à l’école Tecnic d’Arvida en juillet 2020.

Il lui reste actuellement un cours théorique et quatre sorties sur la route à effectuer avant de pouvoir passer son examen de conduite à la Société de l’assurance automobile du Québec.

C’est dur d’obtenir des cours en général. [...] C’est surtout que les horaires sortent à minuit le soir, le lundi ou le mardi, pour les deux prochaines semaines. Alors, tout le monde le sait et tout le monde y va, explique Alexis Simard.

Deux adolescentes sourient en regardant la caméra.

Sarah-Jayne et Gabrielle Doré termineront leurs cours de conduite au début du mois de mai.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Les sœurs Sarah-Jayne et Gabrielle Doré ont eu les mêmes difficultés.

On a presque fini. On a réussi à [programmer les cours] au complet. Il a fallu se réveiller dans le milieu de la nuit pour les prendre parce que sinon, il n’y a jamais de disponibilités, relate la première d'entre elles.

Ça arrive très souvent qu’il n’y en a pas [de places]. Alors, il faut tout le temps se relever et se relever. C’est long, poursuit sa sœur.

Des cours pendant plusieurs mois

Alexis Simard mentionne que lorsqu’il se rend sur le site web de l’entreprise pour réserver un cours, il n’a souvent accès qu’à des disponibilités plusieurs semaines plus tard.

J’en ai pris un la semaine passée et c’était pour le mois de mai, pour la fin mai, déplore-t-il.

Or, pour cet élève, le temps presse. Il a été accepté au Collège d’Alma en Techniques policières.

Un jeune pose fièrement devant sa voiture. Il est souriant.

Alexis Simard se trouve à côté de la voiture qu'il a achetée à sa mère. Il aimerait que ses cours de conduite se terminent rapidement pour enfin pouvoir la conduire seul.

Photo : Radio-Canada

Au plus tard, il doit obtenir son permis avant la session d’hiver. Le fait de pouvoir conduire une voiture est un prérequis pour les futurs policiers.

Moi, ça me laisse jusqu'en janvier pour l'obtenir. Moi, si je ne l'ai pas, je vais être mal pris. Aussi, même si je ne l'ai pas avant la fin de l'été, il faudra que je voyage seul. Je vais être mal pris dans tous les cas, envisage le jeune homme.

Alexis Simard a déjà acheté sa voiture en prévision de l’automne. Il devra se contenter de la conduire avec un accompagnateur pendant encore quelques mois.

Elle est dans la cour et je la sors quand je peux avec mes parents. J’essaie de la faire rouler autant que possible, mais oui, j’ai déjà mon auto avant mon permis, dit-il en souriant.

Des améliorations à venir

Le réseau des écoles de conduite Tecnic précise que le contexte de la pandémie est exceptionnel.

Les consignes sanitaires changeantes ont créé un véritable casse-tête en ce qui concerne la planification des cours.

En ce qui concerne plus spécifiquement l’école de conduite d’Arvida, la directrice générale du réseau Tecnic, Mylène Sévigny, affirme que que son équipe est consciente du problème et s'efforce de donner plus de souplesse au site Internet. Selon elle, la plupart des élèves ne sont pas en retard dans leur processus.

C'est la prise de rendez-vous qui est plus ardue comparativement à avant. Avant, on pouvait entrer dans le système et [programmer] des cours sur une période de quatre à cinq mois d'avance, explique-t-elle.

Par ailleurs, l’école a récemment perdu un enseignant, mais trois instructeurs sont actuellement en formation.

Là encore, Mylène Sévigny souligne que le contexte de la pandémie a compliqué les choses, puisque les formateurs ne sont souvent disponibles que les soirs.

En ce qui concerne les cours qui seraient trop espacés aux yeux des élèves, Mylène Sévigny estime qu’il est normal que la formation soit ainsi dispensée.

Il y a 15 heures de cours pratiques à suivre sur une période d’un an, c’est normal. On ne peut pas faire quatre cours pendant une période de 30 jours. Les cours se doivent d’être échelonnés sur une période d’un an, soutient-elle.

Une seule enseigne

À Saguenay, Tecnic est la seule entreprise à offrir des cours de conduite automobile. La compagnie a des succursales à Chicoutimi, à Arvida et à Chicoutimi-Nord.

Le Cégep de Jonquière a cessé d’offrir des cours de conduite à l’automne 2019.

Les propriétaires de Moto École Barrette, dans le secteur nord de Chicoutimi, ont décidé de se concentrer sur les cours pour les cyclomoteurs il y a quelques années.

Pour les élèves des écoles de la bannière Tecnic qui vivraient des situations particulières comme Alexis Simard, Mylène Sévigny affirme que le fait de pouvoir se tourner vers un réseau présente un avantage.

Il a la possibilité de faire transférer son dossier en faisant une demande directement à son école, à Arvida, pour tenter de viser une école qui pourrait être capable dans le contexte actuel [...] de le desservir plus rapidement, propose-t-elle.

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