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Entreposage des pommes de terre : des résultats encourageants pour Agrinova

Des pommes de terre jaunes, rouges, blanches.

Jaune, rouge, blanche... quelle pomme de terre choisir pour quelle recette?

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans un coin de pays où les légumes racines sont les seuls cultivés localement à être consommés tout au long de l’année, des recherches sur l'entreposage de la pomme de terre dirigées par Agrinova fournissent des résultats probants.

Le Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) en agriculture associé au Collège d’Alma, Agrinova, offre surtout des indices et des solutions permettant de maximiser la fraîcheur du tubercule et minimiser les pertes.

En partenariat avec des acteurs des secteurs privé et public, Agrinova a jeté les bases de son projet il y a trois ans. Bien loin de faire patate, l’initiative visant à améliorer les façons de faire pour conserver les pommes de terre rapporte des dividendes.

Les résultats du projet de recherche sont si révélateurs et encourageants qu'un projet d'agrandissement évalué à 600 000 $ sera réalisé à l'entrepôt de recherche expérimental, situé à Sainte-Croix-de-Lotbinière, non loin de Québec. Cet entrepôt est le seul du genre au Canada.

Il y a autant de façons d'entreposer différentes qu'il y a d'entrepôts différents. Donc, les producteurs, selon l'équipement qu'ils ont, entreposent de façon différente. Il y a aussi les marchés qui viennent jouer. Si un producteur entrepose pour la transformation, ce ne sera pas la même chose que s'il entrepose pour le marché du frais , met en perspective Sophie Massie, chargée de projet chez Agrinova.

Samuel Morissette en train de regarder des pommes de terres.

Deux fois par semaine, le copropriétaire de la Production des Chutes, Samuel Morissette, se rend à ses entrepôts pour constater l’état des pommes de terres.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les solutions développées en cours de programme pourraient profiter à des producteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme Samuel Morissette, copropriétaire de l’entreprise Productions des Chutes de Saint-Ambroise.

Deux fois par semaine, il vérifie l'état des pommes de terre amoncelées dans ses entrepôts. Chaque année, environ 10 % du fruit de ses récoltes ne passe pas l'étape du tri, comme c'est le cas pour l'ensemble des producteurs.

Mon travail au niveau de l'entreposage, c'est de m'assurer que la qualité soit numéro 1. On veut une pomme de terre qui a une belle apparence, une pomme de terre qui est ferme, qui est encore gorgée d'eau. Pour ça, je dois adapter mes conditions.

Une citation de :Samuel Morissette, producteur de pommes de terre

Samuel Morissette constate des résultats tangibles depuis le déploiement de la recherche.

On a eu d'ailleurs eu cet hiver des résultats pour une variété qu’on a de la difficulté à bien réveiller au printemps. Eux, ils ont expérimenté différentes températures et ces résultats me permettent de mieux adapter ma pratique , témoigne-t-il.

Des pommes de terre sur une chaîne de production.

Les pommes de terre sont transportées puis triées manuellement.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Un partenaire satisfait

Québec Parmentier (NDLR : qui signifie à base de pommes de terre) est un guichet unique pour les pommes de terre de semence et de table et un partenaire d’Agrinova dans l’aventure.

Quand on va arriver pour classer les pommes de terre, nous en aurons davantage qui vont être conformes aux normes, ce qui va nous permettre d'avoir un meilleur prix , indique la chargée de projet pour Québec Parmentier, Audrey Boulianne.

Les recherches visent aussi à dénicher une solution de rechange à un produit qui empêche les tubercules de germer trop rapidement.

On essaie de remplacer un anti germinatif qui est très utilisé au Canada, mais qui est banni en Europe depuis l'année dernière. Donc, on sait que peut-être éventuellement, il va être banni ici, alors on met beaucoup d’efforts sur ce produit-là , explique Sophie Massie.

Le projet échelonné sur cinq ans représente un investissement de 4,8 millions de dollars.

D'après un reportage de Laurie Gobeil

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